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Pneumologie
Tabac et maladies respiratoires
Cours de pneumologie
 


 

Épidémiologie du tabac :

Le tabagisme est considéré comme une épidémie.

Épidémie récente de grande ampleur.

On a pensé pendant longtemps qu'il avait des vertus médicinales.

Ce n'est qu'après la dernière guerre que l'on a découvert ses effets pathologiques.

1990 : 60 000 décès imputés au tabac toutes maladies confondues.

•11,5% du total des décès.

•50% de ces décès surviendront avant 65 ans.

Un fumeur sur deux meurt prématurément du fait de l'usage du tabac.

En 2025, on a estimé que 165 000 décès par an seront imputables au tabac.

Sur les 60 000 actuels :

•21% des décès chez l'homme

•2% des décès chez la femme Mais les femmes tendent à se rapprocher.

Essentiellement maladies cardio-vasculaires et cancers.

En 1990 : 21 600 décès par cancer broncho-pulmonaire, dont 85% liés au tabac.

L'incidence du cancer chez l'homme est stable depuis 1980.

Par contre, il est en augmentation chez la femme.

On pense que les deux courbes se rejoindront en 2020.

Les cancers pulmonaires chez la femme rejoindront à cet horizon les cancers du sein.

2,5 millions de bronchiteux chroniques en France, dont la cause essentielle est le tabagisme.

14 000 décès par bronchite chronique évoluée (BPCO : bronchopathie chronique obstructive) en 1990.

50 000 sont au stade d'insuffisance respiratoire grave : appareillés sous oxygénothérapie.

2 millions de décès par an dans les pays développés sur 12 millions de décès au total dans ces pays (1/6).

1 million dans les pays sous-développés.

La consommation de tabac :

Les ventes de tabac étaient stables en France jusque en 1992. Depuis 1992, baisse :

•10% pour la cigarette

•Presque autant pour le tabac à pipe et le cigare 1/3 des français adultes est fumeur.

•40% des hommes

•27% des femmes

La prévalence est en diminution légère chez l'homme.

Elle est en augmentation chez les femmes. Les deux courbes se rejoindront sans doute vers l'an 2000.

Chez les jeunes :

•12/18 ans : 26% fument

•16 ans : 50%

•18 ans : 59%

Les jeunes filles ont tendance à s'arrêter (contraceptifs, grossesse).

Les garçons ont tendance à continuer.

En 1950, premières études, aux USA, sur les méfaits du tabac.

La consommation a commencé à diminuer aux USA et en GB depuis 1975.

Diminution parallèle du cancer broncho-pulmonaire.

Les marchands de tabac déplacent actuellement leur cible vers les femmes, les jeunes et le Tiers-Monde.

Le tabac produit un aérosol qui contient environ 4000 composants.

Aérosol : suspension de fines particules d'un solide ou d'un liquide dans un gaz.

Essentiellement défini par le diamètre aérodynamique des particules qu'il contient.

Dans l'aérosol tabagique : particules < 1 m, ce qui permet aux particules de pénétrer très profondément dans le poumon.

a) La nicotine :

C'est elle qui est présentée comme principal responsable de la dépendance pharmacologique au tabac.

Il existe des récepteurs à la nicotine au niveau cérébral, dans des centres impliqués dans le plaisir.

Pas de toxicité au sens strict sur le plan respiratoire.

Conséquences au niveau :

* Cardio-vasculaire :

•Augmentation de la tension artérielle

•Tachycardie

•Vasoconstriction périphérique

* Pulmonaire

La nicotine agit très vite (7 secondes pour arriver aux récepteurs cérébraux).

Demi-vie très rapide qui fait qu'on ne peut pas la doser.

On dose à partir d'un marqueur : la Cotinine urinaire (spécifique du tabac).

Elle a une demi-vie longue qui permet de doser à plus de 24 heures.

On en retrouve dans les urines des nourrissons quand les parents fument.

b) L'oxyde de carbone :

200 fois plus d'affinité avec l'hémoglobine que l'oxygène.

Il prend la place des molécules d'oxygène sur les molécules d’Hb.

En ville, le taux de CO va de 1 à 1,5%.

Pour un fumeur et son entourage (tabagisme passif) : 3%.

Le CO se fixe aussi sur la myoglobine musculaire.

Toxicité en particulier au niveau du myocarde : cellules myocardiques.

À l'effort, les performances maximales sont diminuées chez les fumeurs.

Rentre également dans le processus de fibrose des artères, entre autres coronaires.

c) Les irritants :

•Acides cyanhydrique

•Acroléine

Ils paralysent les muqueuses bronchiques. Ils paralysent et même détruisent les cils vibratiles.

Ils provoquent une hypersécrétion des muqueuses.

•Chaleur de la fumée

La température de la fumée provoque une irritation de la muqueuse.

d) Les goudrons :

•Irritation chronique de la muqueuse

•Propriétés cancérigènes : Benzopyrène en particulier

Détermination des taux de nicotine et de goudron :

Avec des "machines à fumer".

La machine aspire pendant 2 secondes, une fois par minute, 35 ml d'aérosol du tabac à tester.

Les cigarettes légères sont un leurre : les fumeurs de cigarettes légères ont tendance à inhaler plus profondément pour retrouver les mêmes taux de nicotine.