Rechercher dans le site  |   Devenir membre
      Accueil       |      Forum     |    Livre D'or      |     Newsletter      |      Contactez-nous    |                                                                                                          Envoyer par mail  |   Imprimer
loading...

 
Bactériologie
Plasmides
Cours de Bactériologie
 


 

Caractéristiques générales :

Les plasmides sont des molécules d’ADN circulaire, à localisation extrachromosomique, à réplication autonome.

loading...

Ils sont transmis de façon stable au cours des divisions cellulaires et ne sont pas indispensables à la bactérie-hôte.

Ils confèrent à la bactérie-hôte une grande souplesse génétique et augmentent son patrimoine génétique.

Ils sont présents chez la plupart des espèces bactériennes et sont très différents les uns des autres, avec des tailles habituellement entre 3 à 400 kb.

Propriétés des plasmides :

Les plasmides sont des associations modulaires de gènes regroupés en unités fonctionnelles.

- Les gènes impliqués dans la réplication :

Un plasmide est un réplicon qui possède donc un système de réplication autonome, lui permettant de se maintenir à un taux constant dans les cellules au cours des divisions successives.

Ce système de régulation est à l’origine du phénomène d’incompatibilité et du contrôle du nombre de copies plasmidiques dans la cellule bactérienne.

Des plasmides incompatibles ne peuvent coexister dans la même cellule, car leur réplication est soumise au même système de régulation.

Les plasmides sont ainsi classés en groupe d’incompatibilité ou groupe Inc.

Des plasmides appartenant au même groupe d’incompatibilité présentent de fortes homologies ADN/ADN et sont fortement apparentés structuralement.

- Les gènes de transfert Plasmides conjugatifs :

Un plasmide conjugatif est autotransférable d’une bactérie à une autre par conjugaison.

Sa taille est supérieure à 30 kb chez Escherichia coli 90 kb , dont 30 à 50 kb pour les gènes nécessaires au transfert conjugatif.

Ces plasmides sont en faible nombre de copies de 1 à 3 par cellule.

L’ensemble des gènes nécessaires à la conjugaison chez le plasmide F est organisés en un opéron dit tra.

Cet opéron code pour les pili sexuels et pour les protéines nécessaires à la conjugaison.

Les plasmides conjugatifs transfèrent entre des bactéries appartenant à la même espèce bactérienne (transfert intra spécifique) entre des bactéries appartenant à des espèces bactériennes différentes mais appartenant au même genre (transfert intrag énérique) ou même entre des bactéries phylogénétiquement très éloignées appartenant à des genres différents (transfert inter générique).

Ces transferts ont un rôle très important dans la dissémination de l’information génétique et particulièrement des gènes de résistance aux antibiotiques.

Plasmides non conjugatifs

Les plasmides non conjugatifs ne sont pas autotransférables.

Ils sont de taille plus petite de 1 à 70 kb, souvent cryptiques, et en grand nombre de copies ( > 10), du fait d'un contrôle relâché de leur réplication.

Ils peuvent être transférés à une autre bactérie par deux autres mécanismes de transfert : la transduction et mobilisation grâce à la présence d'un plasmide "mobilisateur".

- Les gènes conférant des propriétés supplémentaires à la cellule hôte :

Les gènes de résistance aux antibiotiques :

Les gènes de virulence peuvent être portés par des plasmides, des transposons ou des phages.

Les gènes de virulence portés par des plasmides ont été étudiés surtout chez les entérobactéries (Escherichia coli, Shigella, Yersinia, Salmonella), mais également chez des bactéries Gram positif (Staphylococcus aureus, Bacillus anthracis).

Ce sont des plasmides de grande taille (> 200 kb).

Exemples : le plasmide de virulence de Shigella code pour les protéines permettant à la bactérie de se multiplier dans les cellules de la muqueuse digestive ; certaines hémolysines sont localisées sur des plasmides, de même que la toxine LT ou ST chez E. coli entérotoxinogène, ou encore des facteurs d’adhésion.

Les gènes métaboliques :

Ce sont des gènes non indispensables à la vie de la bactérie qui peuvent être une cause d’erreur pour l’identification des souches.

Ces gènes sont d’un grand intérêt sur le plan biotechnologique, car ils peuvent dégrader des produits chimiques.

Méthodes d'études des plasmides :

L'extraction et purification de l’ADN plasmidique se fait:

- par mini préparation par la méthode de la lyse alcaline, lyse des bactéries, dénaturation de l’ADN par action combinée de la soude et du SDS, renaturation de l’ADN plasmidique et précipitation de l’ADN chromosomique.

- par ultracentrifugation en chlorure de césium et bromure d’éthidium.

L'analyse du contenu plasmidique se fait par électrophorèse en gel d’agarose, après digestion par des enzymes de restriction (profil de restriction), transfert selon la technique de Southern et hybridation avec des sondes spécifiques.

La cure plasmidique est l'élimination du plasmide de la bactérie qui l’héberge.

Elle peut être spontanée (événement rare) ou provoquée par un agent chimique avec des produits qui vont inhiber sélectivement la réplication plasmidique ou interférer avec la ségrégation de ces molécules (agents intercalants), ou encore provoquée par la chaleur.

Le transfert de l’ADN plasmidique peut se faire par conjugaison à une bactérie réceptrice ou par transformation.

Que pensez-vous de cet article ?

  Envoyer par mail Envoyer cette page à un ami  Imprimer Imprimer cette page

Nombre d'affichage de la page 14716

loading...
loading...

Copyright 2017 © Medix.free.fr - Encyclopédie médicale Medix