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Ophtalmologie
Pathologies Ophtalmologie
Cours d'Ophtalmologie
 
 
 

L'oeil rouge :

Douloureux ou non

Baisse ou non d'acuité visuelle

Douleur + baisse d'acuité visuelle évoquent une pathologie grave

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A - LE GLAUCOME PAR FERMETURE D'ANGLE :

1) LE BLOCAGE PUPILLAIRE :

L'humeur aqueuse ne circule plus entre chambre antérieure et chambre postérieure.

Elle s'accumule derrière l'iris et le pousse en avant.

2) BLOCAGE PRÉTRABÉCULAIRE :

La racine de l'iris vient s'accoler à la face postérieure de la cornée, en avant de l'angle iridocornéen.

Celui-ci se ferme.

L'humeur aqueuse ne peut plus s'évacuer.

Il apparaît une hypertonie oculaire.

3) PRÉDISPOSITION ANATOMIQUE :

Angle iridocornéen étroit.

Chambre antérieure étroite.

Cataracte: intumescence cristallienne sénile.

4) CIRCONSTANCES DÉCLENCHANTES :

Mydriase (dilatation de la pupille).

Obscurité

Médicaments

Stress Prendre un avis ophtalmo s'il y a un doute sur la profondeur de la chambre antérieure avant toute prescription d'un médicament à effet mydriatique.

C'est une urgence ophtalmologique.

Risque de cécité par atrophie du nerf optique qui n'est plus vascularisé.

5) TRAITEMENT :

a) But :

Abaisser la tension oculaire le plus rapidement possible pour ouvrir l'angle iridocornéen.

b) Curatif :

Diamox : une ampoule en intraveineuse directe (IVD) relayée par Diamox en comprimés.

Manitol à 20%: 250 cc en perfusion intraveineuse en 30 min.

Collyres myotiques dans les 2 yeux :

Pilocarpine

Glaucostat

Contre-indication : les collyres mydriatiques.

c) Préventif :

Iridectomie périphérique chirurgicale (trous à la base de l'iris.

Iridectomie bilatérale au laser.

Laisser le malade à jeun.

B - IRIDOCYCLITE AIGUË (UVÉITE ANTÉRIEURE) :

1) SIGNES CLINIQUES :

Inflammation de l'uvée, de l'iris, du corps ciliaire.

Baisse de l'acuité visuelle (BAV)

Douleur oculaire Hyperhémie conjonctivale avec cercle périkératique

Cornée claire

Tyndall de la chambre antérieur (précipité dans l'humeur aqueuse)

Myosis et risque de synéchies iridocristallienne (accolements entre l'iris et le cristallin)

2) ÉTIOLOGIE :

a) Locorégionale :

Dents Sinus.

b) Générale :

Pathologies rhumatologiques

Spondylartrite ankylosante

3) TRAITEMENT :

Diminuer l'inflammation (corticoïdes locaux).

Éviter les synéchies iridocristalliennes.

Collyres mydriatiques. Contre-indication: les collyres myotiques.

C - KÉRATITE :

Atteinte inflammatoire ou infectieuse de la cornée.

1) SIGNES CLINIQUES :

Douleur oculaire

Photophobie

Blépharospasmes (spasmes des paupières)

Baisse de l'acuité visuelle

Hyperhémie conjonctivale avec un cercle périkératique

2) TRAITEMENT :

Traitement de la cause.

Collyres cicatrisants.

Collyres antibiotiques.

Contre-indication: les collyres corticoïdes si herpès.

D - HÉMORRAGIES SOUS-CONJONCTIVALES :

1) OBSERVATION CLINIQUE :

Pas de douleur

Pas de baisse de l'acuité visuelle

Pas de sécrétions

Rougeur localisée homogène

2) ÉTIOLOGIE :

Hypertension artérielle

Diabète

Troubles de la coagulation

Fragilité capillaire

Traumatisme

3) TRAITEMENT :

Traiter la cause (hypertension artérielle + diabète) Collyres

E - CONJONCTIVITES :

1) OBSERVATION CLINIQUE :

Signes bilatéraux.

Pas de douleur mais sensation de gène : prurit, grain de sable.

Pas de baisse de l'acuité visuelle. Sécrétions qui collent les cils. Hyperhémie conjonctivale prédomine au niveau des culs de sacs et de la conjonctive palpébrale.

2) ÉTIOLOGIE :

a) bactérienne :

Sécrétions muqueuses ou mucopurulentes.

Staphylocoques, streptocoques o grams négatifs (germes).

Traitement :

Collyre antibiotique.

Mesures d'hygiène

b) Virales :

Très fréquente

Longue à soigner Herpès virus.

Le plus souvent kérato-conjonctivite.

La kératique a un aspect dendritique .

Unilatérale

Traitement : antiviraux

Les corticoïdes locaux sont contre-indiqués: aggravation des lésions.

Adénovirus

Fréquentes . Épidémique .

Très contagieux

Contamination par les sécrétions conjonctivales (mains et instruments).

Brûlures oculo-palpébrales :

PROJECTIONS DE PRODUITS CAUSTIQUES :

1) ANAMNÈSE :

Nature de l'exposition :

Bases: effets à retardement .

Acides: effet maximum immédiat

Délai entre l'accident et le lavage (irrigation)

Durée de l'irrigation

2) OBSERVATION CLINIQUE :

Douleur oculaire, rougeur oculaire ou hémorragie sous-conjonctivale.

Larmoiement si peu grave. Chémosis

3) LAVAGE :

Laver l'oeil immédiatement et abondamment (éventuellement à l'eau dans un premier temps)

Utiliser du sérum physiologique ou de l'eau stérile.

Vérifier le pH après avoir mis une goutte de Novésine (anesthésique de contact)

Vérifier s'il s'agit d'un acide ou d'une base avec un paper-filtre placé dans le cul de sac conjonctival.

Renouveler le lavage jusqu'à obtenir un pH de 7.

4) EXAMEN :

Réaliser un examen approfondi, les yeux ouverts (écarteurs de paupières).

Ablation des particules caustiques solides présentes à la surface de l'oeil.

Pansement oculaire, analgésiques généraux, atropine à 1% et antibiotiques locaux.

Vérifier si le malade est vacciné contre le tétanos.

Transfert en ophtalmologie pour bilan et deuxième lavage.

Ce qu'il ne faut pas faire :

Transférer le patient sans effectuer un lavage abondant.

Neutraliser localement un acide par une base ou vice versa.

La cataracte :

Opacification totale ou partielle du cristallin.

Affection fréquente.

Traitement exclusivement chirurgical : implantation d'un cristallin artificiel.

La forme la plus fréquente est la cataracte sénile.

1) SIGNES SUBJECTIFS :

Baisse progressive de l'acuité visuelle de près et de loin.

Impression de brouillard.

Sensation de vision double.

Éblouissements.

2) SIGNES OBJECTIFS :

Observation à l'ophtalmoscope : opacité centrale.

Observation au biomicroscope après dilatation: met en évidence l'opacité.

L'indication opératoire dépend essentiellement de la gène ressentie par le patient.

3) TRAITEMENT :

Chirurgical :

Extraction extracapsulaire (on laisse la capsule postérieure du cristallin).

Soit manuelle, soit par phacoémulsification (broyage et aspiration du cristallin).

L'implant se pose dans la chambre antérieure.

La récupération visuelle est supérieure à 5/10 dans 85% des cas.

Le décollement de rétine :

1) DÉFINITION :

Affection rare: 1/10000 cas.

Plus fréquent chez les sujets :

* Myopes: oeil long = pression

* Aphakes : à qui on a enlevé le cristallin

Lié à la déhiscence rétinienne; trou, déchirure, désinsertion.

C'est la couche neurosensorielle de la rétine qui se décolle.

Note:

Phake : sujet normal

Pseudo-phake : sujet implanté

Aphake : sujet sans cristallin

2) SIGNES CLINIQUES :

a) Au début :

Phosphènes (éclairs lumineux)

Impression de mouches volantes

b) A la phase d'état :

Amputation du champ visuel

Baisse de l'acuité visuelle centrale si la macula est décollée

3) EXAMEN :

Le segment antérieur est normal.

Au fond d'oeil, la rétine est décollée.

Examen de l'autre oeil indispensable.

Recherche de lésions dégénératives en périphérie rétinienne.

Une fois la rétine décollée, le traitement est strictement chirurgical.

4) TRAITEMENT :

Urgence : 24 à 48 heures.

Occlure les déhiscences.

Créer une cicatrice choriorétinienne solide.

Traitement préventif par laser pour solidifier les bords de la lésion.

5) MOYENS :

Indentation sclérale: éponge.

Cryoapplication sclérale.

Ponction de liquide sous rétinien.

Injection d'air ou de gaz dans la cavité vitréenne.

Vitrectomie.

L'association de ces différentes méthodes permet de guérir plus de 85% des décollements de rétine.

Glaucome chronique a angle ouvert :

Il associe 4 signes cardinaux :

a) Angle iridocornéen large.

b) Une excavation papillaire pathologique.

c) Des altérations du champ visuel à type de scotomes :

Morceau de champ visuel qui n'est pas perçu.

d) Hypertonie oculaire 

Liée à un défaut de résorption de l'humeur aqueuse lors de son passage dans le trabeculum.

Le trabeculum est l'endroit où s'évacue l'humeur aqueuse dans l'angle iridocornéen.

Souvent bilatéral.

Peut conduire à la cécité.

Sans rougeur ni douleur oculaire.

Touche 2% de la population de plus de 40 ans.

1) DIAGNOSTIC :

Le plus souvent découvert lors d'un examen ophtalmologique.

Tension oculaire supérieure à 20 mmHg.

Excavation de papille.

On contrôle l'angle iridocornéen qui est ouvert.

Le champ visuel confirme le diagnostic.

Plus rarement, le patient se plaint d'une baisse de l'acuité visuelle ou sont gênés par les scotomes.

2) TRAITEMENT:

a) D'abord médical :

Médicaments hypotonisants qui font baisser la tension oculaire :

Collyres myotiques qui favorisent la résorption de l'humeur aqueuse.

Collyres qui diminuent la sécrétion de l'humeur aqueuse:

* bêtabloquants

* adrénaline (Diamox)

b) Chirurgical en cas d'échec :

Trabéculectomie : filtration de l'humeur aqueuse sous la conjonctive (genre de soupape).

Traitement et surveillance du patient à vie.

Anomalies de la réfraction :

A - MYOPIE :

Les rayons convergent en avant de la rétine, du fait :

D'un allongement antéro-postérieur du globe (myopie axile).

D'une augmentation de la courbure du rayon de la cornée.

De la réfringence du cristallin (myopie d'indice)

La vision de près est nette

La vision de loin est mauvaise.

Correction optique par des verres concaves.

Puissance exprimée en dioptries négatives.

B - HYPERMÉTROPIE :

Les rayons parallèles convergent en arrière de la rétine du fait :

D'un oeil trop court (hypermétropie axile) .

D'une diminution de la courbure de la cornée .

D'une baisse de la réfringence du cristallin (hypermétropie d'indice)

La vision de loin est assez bonne.

La vision de près est fatigante.

Correction par des verres convexes.

Puissance exprimée en dioptries positives.

C - ASTIGMATISME :

Irrégularité de la courbure de la cornée qui n'est plus sphérique.

Vision peu nette, avec fatigue visuelle.

Confusion des lettres.

Correction par verres cylindriques.

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