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Gériatrie
Troubles métaboliques
Cours de gériatrie
 


 

La déshydratation :

Motif d'hospitalisation très fréquent chez les personnes âgées.

A - ÉTIOLOGIE :

1) PERTES TROP IMPORTANTES EN EAU ET SEL :

a) Maladie fébrile :

Le plus souvent une infection pulmonaire.

Secondairement une infection urinaire.

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Une augmentation de 1° C de la température corporelle entraîne une perte de 300 ml/24 h.

La polypnée entraîne une perte de 600 ml/24 h.

b) Gastro-entérite :

• Diarrhées

•Vomissements

c) Diabète :

2) ENTREES INSUFFISANTES :

La personne oublie de boire ou ne peut pas le faire toute seule.

•Isolement

•Dépendance

•États démentiels

•Déficits neurologiques : fausses routes

•Déficit ostéo-articulaire : handicap

•Perte de la sensation de soif

B - PREVENTION :

C'est un risque important de mortalité.

Rôle important de tous les soignants.

Faire boire un verre d'eau par heure, surtout en période de grandes chaleurs.

C - ELEMENTS CLINIQUES :

L'eau représente 60% du poids corporel

•40% intracellulaire

•20% extracellulaire

1) SIGNES :

•PA ± abaissée (mais on n’a pas toujours de référence)

•Fréquence cardiaque augmentée (mais même problème)

•Oligurie (mais difficile à mesurer chez les personnes incontinentes)

•Pli cutané sternal : pas évident

•Sécheresse buccale

•Soif

•Somnolence, torpeur

2) BIOLOGIE :

a) Hyperatrémie :

Quand elle est supérieure à 148/150 mmol/l : signe de déshydratation.

La perte d'eau est plus importante que la perte de sel.

On réhydrate per os si c'est possible.

Mettre l'entourage à contribution si possible.

Rechercher une affection responsable.

Bilan biologique.

Si la réhydratation per os est impossible : sonde naso-gastrique.

Autre solution : la perfusion sous-cutanée.

On passe 500 cc à 1 l de G5% sans électrolytes.

Dans les cuisses ou l'abdomen.

Problèmes de diffusion.

On rajoute de la hyaluronidase.

Natrémie théorique (140) X 60% du poids du corps divisé par natrémie trouvée è volume d'eau réel.

Volume théorique moins volume réel è déficit hydrique.

Il faut réhydrater une personne âgée lentement.

Pas plus de 2 l par jour.

b) Hyponatrémie :

Natrémie inférieure à 133 mmol/l.

Peut entraîner un syndrome confusionnel.

Souvent provoquée par la prise de diurétique (ALDACTAZINE).

Pas de sérum physiologique chez les sujets âgés à cause des problèmes cardiaques potentiels.

On met du B26 (4 g de sel/l) en ajoutant 2 g de sel/l è 6 g/l en tout.

c) Natrémie normale :

Perte d'autant d'eau que de sodium.

Il faut mesurer les protides totaux.

Protidémie à 80 ou 85 : signe de déshydratation.

Surveillance :

•Poids

•Pouls

•TA

•Diurèse

•Courbe de boisson et autres apports

Examens :

•Bilan ionique complet (BIC) : ionogramme sanguin

• Créat

•Urée

•Protidémie

•Glycémie

•Hématocrite

• Iono urinaire des 24 heures

D - TRUCS - PIÈGES A ÉVITER :

Ne pas corriger une hyponatrémie trop rapidement : surcharge sodée mal tolérée.

Risque d'accident cardiaque : OAP.

Perfusion sous-cutanée de liquide isotonique : G5% plus hyaluronidase.

Dénutrition du sujet âgé :

50% des personnes âgées présentent des signes de dénutrition à l'entrée à l'hôpital.

•Multiplie par 2 à 6 fois la morbidité des patients âgés en chirurgie

•Multiplie par 2 à 4 la mortalité

•Augmente la durée de séjour

•Aggrave le pronostic social

Dû à la modification avec l'âge des comportements alimentaires.

Entraîne une modification :

•Des apports caloriques : < 1500 cal/j

•Des apports protéiques : < 1 g/Kg/j

•Des apports en calcium : < 1 g/j

1) ÉTIOLOGIE :

•Isolement social

•Aggravation d'un handicap

•Mauvais état dentaire

•Problèmes économiques

•Monotonie de l'alimentation

Source de carences nutritionnelles :

• Folates

•Oligo-éléments : zinc, fer...

•Vitamines : C, D

2) ATTENTION AUX REGIMES !

Le seul acceptable est le régime hyperprotidique.

Permet de lutter contre le vieillissement physiologique.

La masse musculaire régresse avec l'âge.

Il y a une redistribution de la masse adipeuse.

Orosomucoïde (mg/l) X CRP ( mg/l) PINI (Pronostic Inflamatory Nutritional Index) :

 ————————————————————————————————————

Albumine (g/l) X Préalbumine (mg/l)

< 35 dénutrition sévère

< 30 risque vital

Réactions inflammatoires :

•Chute de l’albumine

•Chute de la préalbumine

Synthèse accrue des protéines inflammatoires

• CRP augmentés

• Orosomucoïdes augmentés

•Haptoglobine augmentée

L'état de dénutrition entraîne une diminution importante des défenses anti-infectieuses.

Les dysthyroïdies :

A - L'HYPOTHYROÏDIE :

L'âge n'est pas synonyme d'insuffisance endocrine physiologique.

La TSH s'élève légèrement avec l'âge : 10 µUI/ml considéré comme normal.

Dosage TSH, T4, T3.

On trouve le syndrome de T3 basse chez les sujets dénutris : signe de dénutrition.

1) SIGNES :

•Constipation récente : mais les femmes sont toutes constipées

•Crampes : mais plein d'autres causes

•Surdité de transmission

•Frilosité récente

•Prise de poids

•Modification du goût

•Raucité de la voix

2) SIGNES D'APPEL :

•Chutes

•Coup de vieux

•Aggravation d'un angor

3) BIOLOGIE :

•Anémie normochrome

•Anémie normocytaire ou macrocytaire

•Hyponatrémie de dilution

•Hypercholestérolémie

4) ÉLÉMENTS D'ORIENTATION :

•Infiltration cutanéo-muqueuse : lymphœdème généralisé

•Extrémités sèches et froides

•Bradycardie

•Traitement au long cours par Cordarone (dosage TSH tous les ans)

B - L'HYPERTHYROÏDIE :

Goitre multinodulaire.

Adénome toxique.

1) SIGNES :

•Altération de l'état général

•Amaigrissement

•Anorexie entraînant une polyphagie

•Hypercalcémie

•Tremblements

•État pseudo-démentiel

•Troubles du rythme : tachyarythmie auriculaire permanente

2) BIOLOGIE :

•T4 considérablement augmentée

• TSH effondrée

3) TRAITEMENT :

•Iode radioactif : actif en 3 semaines

•Repos : sédatifs

•Bêtabloquants

•Antithyroïdien de synthèse (NÉO-MERCAZOLE) : durée 18 mois

Surveillance étroite T4/TSH è hypothyroïdie.

Si hyperthyroïdie induite par l'iode : arrêt du traitement en cause.

Diabète :

L'élévation de la glycémie est normale chez le sujet âgé.

Il faut évaluer les risques réels du diabète à cet âge.

Mesurer le rapport risque/bénéfice d'un éventuel traitement.

Risque d'hypoglycémie consécutif à un traitement inadéquat.

L'absence de traitement expose au coma hyperosmolaire : risque maximal de mortalité.

1) EXAMENS :

Recherche de sucre dans les urines insuffisante.

Le seuil rénal du glucose augmente avec l'âge.

Inconvénient de la pose d'une sonde urinaire.

En gériatrie, le régime hypocalorique et le régime diabétique ne servent à rien.

Au dessous de 2 g de glycémie, on ne traite pas.

En ville, le risque est le coma hyperosmolaire.

Il suffit d'une pneumopathie pour le provoquer.

2) TRAITEMENT :

a) Sulfamides hypoglycémiants :

Au milieu des repas.

À durée courte.

b) Insuline :

Une injection par jour.

Semi-lente, pour éviter les AVC nocturnes.

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