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Bactériologie
Bactéries des maladies sexuellement transmissibles
Cours de Bactériologie
 


 

Infections bactériennes sexuellement transmises :

Il existe 2 types de maladies sexuellement transmissibles (MST) :

1- Les maladies responsables d'ulcérations cutanéo-muqueuses : la syphilis due à Treponema pallidum, le chancre mou à Haemophilus ducrei, le lymphogranulome vénérien ou maladie de Nicolas Favre, et le granulome inguinal (donovanose).

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2- Les maladies responsables d'urétrites et de cervicites, associées à un écoulement, dues à Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae (gonocoque) , Ureaplasma urealyticum.

Treponema pallidum :

Treponema pallidum est responsable de la syphilis.

C’est une bactérie non cultivable in vitro appartenant à la famille des Spirochaetaceae (comme Borrelia et Leptospira ).

Cette bactérie strictement humaine est transmise par contact sexuel et éventuellement par passage transplacentaire.

A - La syphilis :

La syphilis primaire survient 10 jours - 3 mois après une contamination sexuelle.

La lésion primaire est un chancre habituellement prépucial avec adénopa-thie satellite.

Les bactéries disséminent par voie sanguine et donne la syphilis secondaire avec des localisations cutanées , muqueuses et méningées. Puis la syphilis devient latente.

Cette période est de durée variable, de plusieurs années à plusieurs décennies.

Puis peut survenir une syphilis tertiaire avec complications neurologiques (tabès…), cardiovasculaires ( aortite…), ou cutanées ( syphilides…).

B - Diagnostic bactériologique de la syphilis :

Le diagnostic bactériologique de la syphilis est basé à la phase primaire de la maladie sur la mise en évidence de l'agent pathogène dans le chancre d’inoculation.

Ceci est réalisé par l’examen au microscope à fond noir ou en immunofluorescence directe de l'exsudat d'un chancre, d'une lésion cutanée, d'une ponction ganglionnaire.

Cette examen est délicat et nécessite un prélèvement de très bonne qualité.

Le sérodiagnostic de la syphilis est un examen très précieux, souvent le seul indice d’une contamination plus ou moins récente par T pallidum. Il existe 2 types de tests :

1- Les tests utilisant des antigènes non tréponémiques donnant croisés avec T pallidum , tel que le test VDRL (antigène cardiolipidique) ; ces tests de dépistage donnent de nombreuses réactions faussement positives (collagénose, maladie virale…);

2- Les tests utilisant des antigènes tréponémiques:TPHA (hémagglutination), FTA (abs) (immmunofluorescence).

La sérologie cardiolipide se négative en règle générale après traitement, alors que la sérologie tréponémique peut rester positive toute la vie.

En cas de traitement précoce, toutes les sérologies peuvent se négativer.

C - Traitement de la syphilis :

Le traitement de la syphilis est basé sur la pénicilline G très active sur les tréponèmes.

Haemophilus ducrei :

Haemophilus ducrei est la bactérie responsable du chancre mou.

C’est un bacille à Gram négatif appartenant au genre Haemophilus (comme Haemo-philus influenzae), fragile, nécessitant pour sa croissance des milieux riches.

Le chancre mou est rencontré dans le monde entier.

Il est lié à de mauvaises conditions d'hygiène et un faible niveau socio-économique qui favorisent sa survenue.

A - Le chancre mou :

Le chancre mou survient après une incubation de 4 à 10 jours et donne des lésions cutanées très douloureuses (ulcères) associées à des adénopathies.

B - Diagnostic du chancre mou :

Le diagnostic bactériologique est basé sur la mise en évidence de la bactérie à l’examen direct des prélèvements, après grattage dans les lésions cutanées : il s’agit d’un bacille à Gram négatif intraleucocytaire à l'examen direct.

La culture sur milieux riches est indispensable pour confirmer le diagnostic direct.

Il n'existe pas de sérologie.

C - Traitement du chancre mou :

On utilise le cotrimoxazole, les macrolides, les fluoroquinolone ou les céphalosporines de 3ème génération.

Calymnatobacterium granulomatis de la donovanose :

La donovanose ou granulome inguinal est une maladie rare en France, due à Calymnatobacterium granulomatis, bactérie à culture très difficile, nécessitant l’inoculation sur oeuf embryonnaire de poulet.

Le diagnostic est affirmé sur la biopsie mettant en évidence des corps de Donovan.

La maladie pet donner des lésions chroniques mutilantes. Le traitement est le cotrimoxazole.

Chlamydia trachomatis :

Les espèces de Chlamydia sont des bactéries intracellulaires strictes responsables de MST et de pneumopathies.

Il existe 3 espèces dans le genre Chlamydia :

1- C. trachomatis, dont il existe 15 sérotypes : les sérotypes A, B, Ba et C sont retrouvés dans le trachome ; les sérotypes L1, L2, L3 sont responsables du lymphogranulome vénérien (maladie de Nicolas Favre) ; les sérotypes D à K sont responsables d’ urétrites et cervicites ( parfois de conjonctivites).

2- C. psittaci , bactérie responsable de pneumopathies graves( psittacose).

3- C. pneumoniae, qui donne des infections respiratoires très fréquentes le plus souvent bénignes.

A - Chlamydia trachomatis :

Cette bactérie est une bactérie strictement humaine, transmise par contacts directs interhumains.

Elle ne se multiplie pas sur milieux usuels car elle nécessite des cultures cellulaires, à l’instar des virus.

En effet, c’est un parasite intracellulaire obligatoire , ne se multipliant qu’ à l'intérieur des cellules où elle forme des inclusions cellulaires cytoplasmiques spécifiques.

B - Les chlamydioses :

Le trachome est la 1ère cause de cécité dans le monde (500 millions de sujets infectés dans le monde).

C’est une maladie des pays du Tiers-Monde, associant une conjonctivite inflammatoire qui évolue vers la fibrose.

Elle n'est pas transmissible sexuellement.

Le lymphogranulome vénérien (LGV) est une maladie sexuellement transmissible , rare dans les pays développés, avec ulcérations et adénopathie.

Les infections génitales à C trachomatis sont une des principales causes de maladie bactérienne sexuellement transmissible.

Chez l'homme, l’infection se traduit par une urétrite, une prostatite, et éventuellement une épididymite.

Chez la femme, l’infection survient à la suite d’ une urétrite chez le partenaire.

Il s’agit d’une cervicite avec leucorrhées, mais souvent l’infection est totalement latente et persistante avec salpingite torpide.

Chez les deux sexes, on peut voir des conjonctivites (contamination accidentel à l’oeil) et un syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, chez les sujets HLAB27, associant urétrite, conjonctivite et arthrite.

C - Diagnostic des chlamydioses :

1- Prélèvements :

Il s’agit de bactéries intracellulaires qui nécessite des prélèvements de qualité, avec grattage pour récolter des cellules épithéliales contenant de nombreuses bactéries

Chez l'homme, on réalise des prélèvements endourétraux.

Chez la femme , on pratique des prélèvements endo-cervicaux, parfois de liquide péritonéal, ou encore les produits de grattage des trompes.

On peut aussi selon la symptomatologie pratiquer des prélèvements des conjonctives ou de pus ganglionnaire (LGV).

Pour le transport, les prélèvements par grattage sont déchargés dans un milieu de transport adéquate.

2- Examen microscopique direct :

C’est une technique sensible en cas d’infection récente.

On recherche des inclusions cytoplasmiques caractéristiques par coloration de May-Grünwald-Giemsa (MGG) et par immunofluorescence directe avec anticorps monoclonaux anti-Chlamydia.

3- Isolement et identification :

La culture est réalisée sur culture de cellules permissives (cellules McCoy ou HeLa 229).

La présence de Chlamydia est mise en évidence en 48 à 72 heures par coloration par MGG et immunofluorescence. Une culture positive signe l'infection.

Une culture négative n'exclut pas le diagnostic : il peut s’agir d’un prélèvement tardif, incorrect ou réalisé après prise d'antibiotiques.

Récemment, la détection directe de séquences de Chlamydia par PCR a été proposer.

Ce test donne des résultats intéressant pour cette bactérie à croissance difficile.

4- Sérodiagostic des chlamydioses :

La réaction de fixation du complément met en évidence des anticorps dirigés contre l'antigène thermostable lipopolysaccharidique commun à toutes les bactéries du genre Chlamydia.

Des titres < 1/64 permettent d'affirmer une infection ancienne ou récente, une augmentation du titre sur 2 sérums prélevés à 15 jours d'intervalle signe une infection récente.

Les réactions d'immunofluorescence et immunoenzymatique permettent de détecter des anticorps spécifiques du genre Chlamydia ou spécifiques de l'espèce, selon les antigènes utilisés.

Il faut rappeler la nécessité de prélever 2 sérums à 15 jours d’intervalle.

Le diagnostic n’a aucun intérêt dans les infections génitale basses.

D - Traitement des chlamydioses :

Les chlamydioses sont traités par cyclines, macrolides , ou ofloxacine.

Neisseria gonorrhoeae :

N gonorrhoeae est une bactérie à Gram négatif, en diplocoque , très proche de N meningitidis.

C’est une bactérie fragile, nécessitant pour croître des milieux riches.

Cette bactérie strictement humaine est responsable d’environ 500 000 cas d’urétrite /an en France.

C’est la 2ème cause d'urétrite après Chlamydia trachomatis.

Chez l'homme, N gonorrhoeae est à l’origine d’urétrites, d’épididymites et éventuellement de prostatites.

Chez la femme, l’infection gonococcique induit des urétrites et cervicites, le plus souvent passant inaperçues.

Chez les deux sexes, il existe des formes anorectales ou pharyngées à rechercher systématiquement, et des conjonctivites.

Des formes septicémiques ( gonococcémie) sont le fait de certaines souches.

A - Diagnostic des gonococcies :

Il repose sur la mise en évidence du germe dans es sécrétions urétro-prostatiques après massage prostatique dans les formes subaiguës et dans les Gonocoques tués intracellulaires prélèvements anaux et pharyngés.

A l’examen microscopique direct, on détecte la présence de coques Gram négatif , intracellulaires (bactéries en voie de destruction) et extracellulaires.

La culture sur milieux riches est indispensable pour conforter le diagnostic.

Il n'existe pas de sérodiagnostic.

L’association avec Chlamydia trachomatis est fréquente.

B - Traitement des gonococcies :

Les gonococcies sont traitées par les β-lactamines mais il existe de nombreuses résistances plasmidiques à ces antibiotoques et aux tétracyclines.

Ces formes sont traitées efficacement par les céphalosporines de 3ème génératiion , la spectinomycine ou les fluoroquinolones.

Mycoplasmes génitaux :

Les mycoplasmes sont des bactéries sans paroi, nécessitant des milieux particuliers pour leur croissance in vitro (milieux hypersaccharosés).

Les mycoplasmes donnent des infections génitales et pulmonaires.

Les mycoplasmes sont divisés en 2 genres : le genre Mycoplasma, incluant M. pneumoniae (pneumopathies atypiques) et M. hominis, et le genre Ureaplasma , incluant U. urealyticum.

A - Les mycoplasmes :

Ces bactéries sans paroi sont très petites et non observables en micro-scopie optique. Elles colonisent les surfaces des muqueuses de l'homme et des animaux.

Les enfants sont colonisés à la naissance au passage des voies génitales.

Les mycoplasmes disparaissent ensuite progressivement.

Après la puberté, la colonisation est fonction des rapports sexuels.

Leur rôle pathogène ne peut être retenu que si ces bactéries sont présentes en abondance.

Chez l'homme , les mycoplasmes peuvent induire des urétrites subaiguës, parfois des prostatites et des épididymites.

Chez la femme, on peut voir des cervicites (asymptomatique) et des complications génitales sont possibles (salpingites) pouvant entraîner des stérilités tubaires.

B - Diagnostic des mycoplasmes :

1- Prélèvements :

Chez l'homme, on peut pratiquer un écouvillonnage urétral, un recueil du 1er jet d'urine, et éventuellement de sperme.

Chez la femme, les bactéries peuvent être isolées du col utérin, du vagin, de l’urètre et de l’urine.

2- Isolement et identification en culture :

La culture est relativement aisée sur milieux spéciaux permettant la croissance de bactéries sans paroi (milieux hyperosmolaires).

Une quantification est nécessaire : on ne retient comme significatif d’une infection que des titres > 104 bactéries / mL dans le prélèvement.

Un test utilisant une PCR spécifique donne de bons résultats.

Le sérodiagnostic est peu informatif (sauf dans les infections systémiques, pulmonaires par exemple).

C - Traitement des infections à mycoplasmes :

Les mycoplasmes sont naturellement résistants aux antibiotiques actifs sur la paroi ( pénicillines…).

On utilise des macrolides ou des tétracyclines.

Il existe des souches résistantes à ces anti-biotiques et il est possible la sensibilité in vitro des antibiotiques..

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