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Appareil locomoteur
Maladies dégénératives
Cours de l'appareil locomoteur
 


 

L'arthrose :

A - DEFINITION :

L'arthrose est une arthropathie :

•Chronique

•Douloureuse

•Déformante

•Non inflammatoire

•Touchant les articulations

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Elle correspond à des altérations destructrices du cartilage.

Les articulations les plus touchées par l'arthrose sont :

•La hanche : coxarthrose

•Le genou : gonarthrose

•Les articulations des pieds : surtout les phalanges

•Les articulations de la main

•Le rachis lombaire : lombalgies et sciatiques (L4/L5 et L5/S1)

•Le rachis cervical : névralgie cervico-brachiale, douleur qui va du cou au bras.

B - LA COXARTHROSE :

Arthrose de l'articulation de la hanche.

Elle débouche souvent sur la nécessité d'une prothèse de hanche : remplacement de la tête du fémur.

1) EPIDEMIOLOGIE :

Fréquente chez les deux sexes.

a) Initiale :

Elle atteint une fois sur deux des personnes souffrant d'une malformation de la hanche initiale :

*Maladie luxante de la hanche

Maladie héréditaire qui touche le plus souvent les femmes.

*Traumatisme : fracture de la tête du fémur

b) Primitive :

Pour les 50 autres %, on parle de coxarthrose primitive.

2) SEMIOLOGIE :

a) Signes fonctionnels :

Douleurs de hanche :

•Progressive

•Siège inguinal

•Antérieure

•Qui irradie de la face antérieure de la cuisse, jusqu'au genou

•Souvent modérée

•D'origine mécanique : dérouillage matinal

Différence avec la douleur inflammatoire : nocturne, qui réveille le patient.

Les patients viennent souvent pour une douleur atypique isolée du genou.

Raidissement de l'articulation :

•Limitation de la flexion : difficulté à s'accroupir, à s’asseoir bas.

•Limitation de l'abduction : difficulté à monter sur un vélo ou dans la baignoire.

•Boiterie.

b) Signes clinique :

La rotation externe est touchée.

De même pour l'extension/flexion.

Attitude vicieuse du membre dans les coxarthroses évoluées :

Le patient étant couché, la hanche va se fixer en adduction : attitude compensatrice pour éviter la douleur en abduction (rotation externe).

Amyotrophie : fonte du muscle fessier et de la cuisse.

Points douloureux à la palpation au triangle de Scarpa et à la fesse.

État général conservé : pas de fièvre.

Bilan biologique normal ; à la différence de l’arthrite.

Bilan calcique normal.

3) EXAMENS :

*Radiographie :

•Cliché de face du bassin

•Profil

•Faux profil

Pincement de l'interligne articulaire (espace entre le col du fémur et le bassin).

Ostéophytes arthrosiques : becs de perroquet.

Témoigne de l'usure du cartilage ; remaniement osseux de la hanche.

4) TRAITEMENT :

Aucun traitement qui guérisse l'arthrose.

Traitement uniquement palliatif.

a) Médicaments :

Antalgiques de pallier 1, non morphiniques, au début

•DOLIPRANE

•Paracétamol

•Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : aspirine à partir de 2 g par jour.

Contre indications :

•Ulcères

•Allergies

Ils diminuent la douleur au début de la maladie, le temps d'une poussée.

Surveiller douleurs d'estomac et sang dans les selles.

Mais à terme, cela va aggraver l'usure : le patient n'ayant plus mal, il remarche.

b) Kiné : réadaptation fonctionnelle

Trois buts :

•Redonner une mobilité à la hanche

•Stabilité

•Indolence : diminution des contraintes articulaires de la hanche de façon passive.

Décontraction des muscles de voisinage.

Apprendre au patient à ne pas mettre sa jambe en adduction.

Limitation des mouvements vicieux de la hanche.

On fait faire au patient de la bicyclette.

Adaptation du handicap à la vie courante :

•Chausse pieds avec un long manche

•Surélever les sièges de W-C.

•Barres d'appui dans les toilettes.

c) Crénothérapie : cures thermales

•Bains de boue

•Hygiène de vie

•Cure d'amaigrissement

d) Hygiène de vie :

•Surveillance du poids +++

•Couper la journée avec une ou deux siestes (1 heure en position allongée)

•Marcher avec une canne maintenue du côté opposé

•Éviter les marches trop longues

•Favoriser les déplacements en voiture et surtout en vélo

5) CONCLUSION :

Lorsque la maladie est évoluée et devient très invalidante, on propose au patient la prothèse de hanche.

•Risques d'escarres

•Phlébites

•Infections

•Luxations

Il existe des coxarthroses bilatérales.

C - LA GONARTHROSE : ARTHROSE DU GENOU

1) ETIOLOGIE :

a) Elle est généralement primitive :

Maladie dégénérative de l'articulation due à l'âge.

Première cause favorisante : l’obésité.

Peut toucher les deux genoux.

b) Les gonarthroses secondaires : liées à d'autres maladies

•Polyarthrite rhumatoïde

•Goutte

• Ostéonécrose du genou : ostéonécrose disséminée

Causes secondaires :

*Sports intensifs :

•Course à pieds

•Tennis

*Anomalies fonctionnelles de la marche

• Genu varum : jambes arquées

• Genu valgum : genoux en X

2) SEMIOLOGIE :

a) Signes fonctionnels :

•Gonalgie (douleur du genou) debout

•Dérobement du genou

•Instabilité

•Blocage

b) Signes cliniques :

•Gonflement du genou : non inflammatoire

•Amyotrophie du quadriceps

3) EXAMENS :

*Biologiques : normaux

*Radio :

•Face

•Profil Pincement articulaire

•Interne : genu valgum

•Externe : genu varum

Ostéophytes : becs de perroquet

4) TRAITEMENT :

a) Médicaments :

Les mêmes que pour la coxalgie :

•Antalgiques

•Anti-inflammatoires

b) Physiothérapie :

•Ondes

•Ultrasons

c) Rééducation :

•Kiné

•Piscine

La lombalgie aigue, ou Lumbago :

A - MALADIE DES SUJETS JEUNES :

Contracture musculaire violente pour protéger les vertèbres.

Mécanisme de défense du rachis.

1) ÉTIOLOGIE :

Tranche d'âge 25/30 ans.

Début brutal.

Lors d'un effort de soulèvement.

Associé à un mouvement du tronc.

Plus rarement lors d'une chute.

2) SEMIOLOGIE :

a) Signes fonctionnels :

•Impression de craquement.

•Douleur aiguë au bas du dos.

•Impossibilité de se redresser.

b) Signes cliniques :

•Recherche d'une position antalgique (position qui soulage la douleur).

•Douleur limitée en barre en bas du dos.

3) EXAMENS :

*Radio

•Soit rien du tout

•Soit pincement

•Soit début de dégénérescence

Dure en moyenne 5 à 10 jours.

Peut récidiver.

Peut se traduire par l'installation de lombalgies chroniques.

Peut évoluer vers la sciatique

*Examen biologique normal

4) TRAITEMENT :

* AINS en IM

• PROFÉNID

•TILCOTIL

•VOLTARÈNE

•FELDÈNE nMyorelaxant

•VALIUM injectable en IM à 5 à 10 mg.

• COLTRAMYL en injectable

*Arrêt de travail d'au moins 5 jours

*Relais per os où par injections

*Repos sur un plan dur

*Antalgiques

•DOLIPRANE

*Radio après quelques jours : ça ne sert à rien de la faire tout de suite.

Vérifier si il n'y a pas de problème sous-jacent.

La sciatique commune :

1) ETIOLOGIE :

Elle n'est pas forcément liée à un problème arthrosique.

Deux possibilités :

a) Hernie discale :

Hernie du noyau qui se trouve au milieu du disque vertébral fibreux qui comprime le nerf. Origine mécanique

b) Ostéophytes :

Becs de perroquet qui provoquent un processus inflammatoire

Celui-ci vient comprimer la racine du nerf sciatique

La sciatique commune résulte d'un conflit disco-vertébral

La racine L5, qui sort du trou de conjugaison L5/S1, est irritée en regard du disque L4/L5.

La racine S1, qui sort par le premier trou sacré, est irritée en regard du disque L5/S1.

L'irritation se produit à l'étage au dessus de la sortie de la racine.

On parle de sciatiques L4/L5 et L5/S1.

2) SEMIOLOGIE :

a) Signes fonctionnels :

En général, la sciatique est précédée par des lombalgies.

La clinique est dominée par la douleur :

•Douleur très vive

•Unilatérale

•Elle intéresse toute l'étendue du membre inférieur

•Elle est d'abord lombaire

•Elle irradie dans la fesse

•Dans la cuisse

•Dans le mollet

•Dans le pied

*La sciatique L4/L5

•Part de la racine L5

•Face externe de la fesse

•De la cuisse

•Du mollet

•Dessus du pied

*La sciatique L5/S1

•Part de la racine S1

•Face postérieure de la fesse

•De la cuisse

•Du mollet

•Du talon

•Côté du pied

•Petit orteil

La douleur s'associe à des paresthésies (fourmillements) dans le même territoire que la racine touchée.

Augmentée par :

•La toux

•La défécation

•L'éternuement

•Les rapports sexuels

b) Examen clinique :

Se fait sur le patient dévêtu

*Attitude antalgique

*Signe de la sonnette : douleur reproduite à la palpation de la vertèbre concernée

*Signe de Lasègue : douleur au soulèvement de la jambe du patient couché

On quantifie le Lasègue en fonction de l'angle où la douleur apparaît

En moyenne 45°

*Réflexes achilléen et rotulien modifiés en fonction de la sciatique

•L5 : réflexe conservé

•S1 : le réflexe achilléen est modifié

*Boiterie

3) TRAITEMENT :

a) Lumbago commun :

•Antalgiques

•Anti-inflammatoires

•Repos

•Kiné

b) Si c'est une hernie discale :

• Nucléolyse à la PAPAÏNE

•Opération du disque

•Infiltrations

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