Rechercher dans le site  |   Devenir membre
      Accueil       |      Forum     |    Livre D'or      |     Newsletter      |      Contactez-nous    |                                                                                                          Envoyer par mail  |   Imprimer
loading...

 
Soins infirmiers
Dialyse
Soins infirmiers
 

Les malades en insuffisance rénale terminale n'ont plus aucun néphron qui fonctionne.

Taux très élevés :

•Créatinine

•Urée

•Potassium

 

On peut avoir :

•Des œdèmes

•Une hypertension

A - LA FISTULE :

1) PRINCIPE :

loading...

La fistule est une veine artérialisée.

L'abord veineux doit être conséquent.

On pratique une fistule.

On fait une anastomose d'une artère profonde sur une veine superficielle.

L'anastomose peut être complète ou partielle.

La veine superficielle va constituer une varice : veine très dilatée sur le bras.

Elle doit être la plus distale possible.

Quand la fistule n'est pas possible, on fait un pontage prothétique en Goretex.

2) PRECAUTIONS :

Jamais de prise de tension sur le bras de la fistule.

On n'attache surtout pas le patient à ce bras-là, même si il est agité.

Pas de prises de sang ni de perfusion à ce bras-là.

Il s'agit d'un capital vital pour le patient.

C'est une faute professionnelle.

3) SURVEILLANCE :

La fistule peut se boucher.

Il est important de le détecter rapidement puisque le patient doit être dialysé tous les deux jours.

Si on ne peut pas réparer, on utilise un cathéter fémoral, posé par le médecin.

4) TECHNIQUE :

La veine artérialisée est piquée en deux endroits :

a) La ligne artérielle :

On pique dans la fistule de haut en bas, dans l'axe du coude de la veine fistulisée, biseau vers l'anastomose, le plus près possible de l'artère.

b) La ligne veineuse :

On pique vers le haut, de la façon la plus proximale possible.

Le sang est pris dans la ligne artérielle.

Il est entraîné vers le filtre par une pompe.

Le circuit artériel est rouge : jusqu'au dialyseur ou filtre.

Le circuit veineux est bleu : à partir de la sortie du filtre.

Le débit est de 300 ml/min.

Le sang passe plusieurs fois dans le filtre.

Le sang est donc réinjecté dans la veine artérialisée.

Les deux biseaux doivent être placés en sens opposé pour éviter de reprendre du sang déjà dialysé.

5) DEROULEMENT DE LA SEANCE :

Elle dure en moyenne 4 heures.

Elle doit être faite tous les 2 jours.

Il faut dons se préoccuper rapidement, à l'entrée dans un service, de l'endroit où un patient va pouvoir être dialysé.

6) LE FILTRE :

Il est constitué de fibres perméables, creuses, percées de pores microscopiques.

La molécule la plus grosse à dialyser est la créatinine.

Les pores doivent être assez gros pour les laisser passer.

Mais du coup, passent aussi des substances qui ne doivent pas être filtrées.

Les fibres baignent donc dans un bain de dialyse qui contient :

•Du sodium car le sel ne doit pas être filtré Le bain de dialyse va drainer les substances filtrées.

Mais il va aussi apporter les substances qu'on ne veut pas que le patient perde.

Les différences de pressions entre l'intérieur et l'extérieur des fibres va déterminer le passage des différentes substances dans un sens ou dans l'autre.

Des bains de dialyse standard sont livrés en fonction du bilan du patient avant la dialyse.

On peut y rajouter éventuellement du glucose pour les patients diabétiques.

On pratique également un bilan en cours et en fin de séance.

Taux de créatinine normal : 65 à 125 µmol/ml

Urée : 3 à 9 mmol/l

Sodium : 137 à 147 mmol/l

Potassium : 3,4 à 4,7 mmol/l

Quand le patient arrive en dialyse, il a 3 à 5 litres d'eau en trop.

Lors d'une première dialyse, on va lui retirer 1 kg.

Lors des séances suivantes, on va augmenter.

Lorsqu'il commence à manifester des crampes, chutes de tension, malaise, on obtient son «poids sec» qui sera ensuite son poids de référence.

La perte est en général de 5 kg, mais cela peut aller jusqu'à 10 kg.

Par la suite, on pèse le patient avant chaque séance.

On va lui faire perdre les kg en plus de son poids sec de référence.

Attention aux perfusions ! Surveiller l'alimentation et l'hydratation de ces patients.

On règle la quantité d'eau à perdre en jouant sur la différence de pression entre le débit du sang dans les fibres du filtre et le débit plus fort du concentré de dialyse.

Les chutes de tension sont provoquées par une hypovolémie due à l'insuffisance de sodium dans le sang.

On compense rapidement l'hyponatrémie.

On bascule le patient les pieds en l'air pour compenser.

B - PRECAUTIONS A PRENDRE :

1) REGIME :

Ces patients auront toujours des taux perturbés, supérieurs à la normale.

Exemple pour la créatinine :

•1022 avant dialyse

•422 après dialyse

•Normale : 65 à 125 µmol/ml

Le régime va donc être très strict :

a) Potassium :

Absolument prohibés :

•Fruits secs

•Bananes

•Kiwis

•Prunes Légumes cuits dans deux eaux.

b) Apports liquidiens :

Droit à 500 cc par jour.

2) POMPE A HEPARINE :

Systématique pendant la dialyse.

Faible dose pour que le sang ne coagule pas dans l'appareil : lignes et fibres.

Pendant les 3 premières heures seulement.

Héparine diluée pour ne pas risquer d'hémorragie en retirant les perfusions.

3) KAYEXALAT :

Pour ne pas risquer d'hyperkaliémie.

Le patient doit l'avoir sur lui en permanence.

4) IONOGRAMME SANGUIN COMPLET AVANT CHAQUE SEANCE :

•Urée, Créat

•Phosphores

•Protides

•Bicarbonates

•Calcium, sodium, potassium

•Plus NFS Après la séance on refait un iono.

On fait un bilan complet tous les 15 jours :

•Pour vérifier l'observance du régime

•Pour réadapter la dialyse

C - PRECAUTIONS A LONG TERME :

1) TRANSMISSIONS DE VIRUS :

Quelles que soient les précautions prises, on risque de transmettre certains virus par les machines.

a) Sérologie de l'hépatite B :

Vaccination contre l'hépatite B

Trois vaccinations de 2 doses à chaque fois, à un mois d'intervalles.

Un ou deux mois plus tard, on contrôle les anticorps.

b) Sérologie hépatite C :

c) Sérologie HIV :

2) BILAN DE GREFFE :

L'avenir d'un patient dialysé, c'est la greffe.

a) Bilan biologique :

b) Recherche du groupe sanguin :

•Groupe Rh ABO

•Groupe HLA

3) HYGIENE DE VIE :

a) Hygiène corporelle rigoureuse

b) Possibilité de maintenir une activité :

À condition qu'elle ne demande pas une activité musculaire.

Problème du rythme de travail à cause des séances.

4) PRISE EN CHARGE :

La prise en charge est à 100%.

Tout doit être programmé.

En particulier les voyages.

5) PLUSIEURS TYPES DE DIALYSES :

a) Centres d'autodialyse

b) Centres de dialyse

c) Dialyse à domicile :

Association qui s'occupe des dialysés à domicile : AURA.

Livraison de matériel à domicile.

Il existe des centres de vacances spécialisés.

D - LA DIALYSE PERITONEALE :

On utilise le péritoine comme filtre.

On pose un cathéter à demeure.

On place des poche sur un pied à perfusion.

On perfuse le contenu de la poche sur 4 heures.

Les 4 heures suivantes, on branche une poche vide pour vidanger.

Doit être fait en permanence.

Très contraignant.

Risques importants de septicémie et de péritonite.

E - LA GREFFE :

L'idéal pour qu'une greffe marche bien, c'est que le donneur et le patient aient 6 identités communes.

L'idéal est la greffe frère/sœur.

On évite les greffes entre descendants et ascendants.

Traitement anti-rejet à la cyclosporine.

Corticoïdes à vie, mais à faible dose.

Régime sans sel et sans sucre strict pendant les premiers mois.

Le rejet peut survenir à tout moment.

On n'a pas assez de recul.

Que pensez-vous de cet article ?

  Envoyer par mail Envoyer cette page à un ami  Imprimer Imprimer cette page

Nombre d'affichage de la page 11104

loading...
loading...

Copyright 2017 © Medix.free.fr - Encyclopédie médicale Medix