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Chirurgie
Chirurgie de l’ethmoïde et du sphénoïde
Cours de Chirurgie
 

 

 

Introduction :

Le développement de la chirurgie endonasale s’est accompagné d’une morbidité importante reflétée par l’extraordinaire augmentation des primes d’assurance des chirurgiens anglo-saxons pratiquant la functional endoscopic sinus surgery (FESS).

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Il semble que l’apparition de la sinusonavigation, encore peu répandue en Europe mais en revanche largement utilisée aux États-Unis, n’ait pas significativement diminué la morbidité de cette chirurgie.

En fonction du contexte pathologique, de nombreuses interventions peuvent être pratiquées.

Elles doivent être adaptées et limitées aux régions pathologiques.

Nous décrivons successivement l’examen endoscopique avec éventuelle septoplastie endoscopique, la méatotomie moyenne, l’ethmoïdectomie antérieure, la sphénotomie, la sphénoethmoïdectomie, la sphénotomie élargie, la maxillectomie médiale, et la résection du plancher du sinus frontal.

Matériel :

La boîte de base comprend : une aspiration boutonnée rigide ou mieux malléable de diamètre 2,5 mm, une faux et un décolleur mousse courbe, des pinces à mors-curette de Blakesley à 0, 45 et 90°, une pince rétrograde d’Oström-Terrier à manche droit, des ciseaux de Heymann et des ciseaux d’endoscopie de Rouvier, une pince de Citelli, un trocart.

Quelques instruments supplémentaires permettent de réaliser à la demande une septoplastie complémentaire : aspirateur-décolleur ou rugine de Joseph, pince-gouge de Beyer à mors droits 2 mm.

Ceci représente l’instrumentation minimale : elle peut être complétée par des pinces à emporte-pièce (through-cut) qui présentent l’avantage de minimiser les dégâts muqueux, des pinces à courbure complexe pour la dissection du récessus frontal (pinces à double courbure de Peynègre), des pinces coudées pour accéder au basfond du sinus maxillaire et une pince bipolaire de Dessi.

Les endoscopes utilisés ont une longueur de 18 cm et un diamètre de 4 mm.

La plupart des gestes peuvent être pratiqués avec une seule optique à 30°, complétée éventuellement par une optique à 0° pour ceux qui n’arrivent pas à se familiariser au travail avec une optique angulée, une optique à 70° pour visualiser le bas-fond du sinus maxillaire et enfin une optique à 45° pour la dissection du récessus frontal.

Compte tenu du prix des endoscopes et de leur vieillissement progressif induit par l’autoclave, nous préconisons l’emploi d’une seule optique dans la plupart des cas, à savoir l’optique à 30°, qui permet d’avoir une remarquable exposition.

Pour gagner du temps, il est possible d’utiliser des systèmes d’irrigation nettoyant l’extrémité de l’endoscope : ces systèmes (Storz, Microfrance) ont l’inconvénient d’augmenter le calibre de l’endoscope. De plus, certains réalisent un traumatisme de la muqueuse, source de synéchies antérieures.

La caméra est devenue un outil indispensable : grâce à la qualité des images obtenues, elle permet d’opérer en suivant les instruments sur le moniteur.

Ceci permet, d’une part une meilleure asepsie puisque le visage de l’opérateur n’est plus collé à l’oeilleton de l’endoscope et d’autre part, une meilleure amplitude gestuelle.

Le choix de la caméra est orienté par la recherche de la luminosité, en sachant qu’il existe peu de modèles performants bénéficiant du marquage CE.

La lumière froide doit être la plus puissante possible : en pratique, il faut avoir recours aux sources xénon, 150 W au minimum, pour permettre une luminosité et une netteté suffisantes.

En effet, les caméras modernes adaptent automatiquement le gain à la luminosité : lorsque cette dernière diminue, l’image sur le moniteur semble rester lumineuse mais la définition chute.

Notons également que les câbles de lumière froide doivent être en excellent état.

Enfin, des systèmes de sinusonavigation directement dérivés des systèmes de neuronavigation ont vu le jour et sont maintenant disponibles sur le marché à des tarifs encore élevés.

En contrepartie, ce type de matériel peut être d’une aide précieuse dans des conditions anatomiques ou pathologiques difficiles.

Néanmoins, l’usage de ce type de dispositif ne remplace pas l’expérience de l’opérateur.

La diffusion récente de ces appareils aux États-Unis ne s’est semble-t-il pas accompagnée de la baisse de la morbidité attendue.

Ces systèmes peuvent, pour certains, être couplés à un microdébrideur : la position de l’instrument est alors visible en temps réel sur les coupes de scanner affichées sur le moniteur de contrôle.

Préparation :

L’inflammation de la muqueuse nasosinusienne doit être contrôlée au mieux avant l’intervention, en particulier pour réduire le saignement peropératoire. Rappelons que la chirurgie de la polypose nasosinusienne ne se conçoit de nos jours qu’en cas d’échec d’un traitement médical bien conduit.

Par ailleurs, un nombre important de patients atteints de rhinosinusite chronique présentent un asthme associé susceptible de se réactiver durant la période périopératoire.

Pour toutes ces raisons, une préparation générale par corticoïdes (selon les auteurs de 0,25 à 1 mg/kg/j d’équivalent prednisone) est souhaitable durant la semaine précédant l’intervention, associée le cas échéant à une antibiothérapie.

Anesthésie :

La chirurgie de l’ethmoïde peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale.

La technique de l’anesthésie locale a deux avantages : le saignement est limité au maximum, et le toit de l’ethmoïde voit sa sensibilité préservée, ce qui diminue d’autant le risque de fausse route.

En revanche, la survenue d’une hémorragie importante expose à un risque d’inhalation.

Pour ce qui nous concerne, les indications d’anesthésie locale sont restreintes aux pathologies limitées, chez des patients en bon état général, sans asthme associé, préférant éviter l’anesthésie générale, et ayant un profil psychologique adapté pour faire face à une situation anxiogène.

A - ANESTHÉSIE LOCALE :

Même minutieusement pratiquée, elle ne se conçoit sous nos latitudes qu’associée à une diazanalgésie dès lors que le geste dépasse la simple polypectomie.

Après une prémédication à l’Atarax, cette technique associe une benzodiazépine (type midazolam, Hypnovel), administrée par bolus intraveineux de 1 mg toutes les 10 minutes sans dépasser 0,1 mg/kg, et un analgésique morphinique (Fentanyl).

L’utilisation de ces drogues impose une surveillance par un anesthésiste avec monitoring de la pression artérielle, oxymètre et scope.

Le protocole d’anesthésie locale est à certains égards chronophage : il comporte en effet une longue préparation locale : pulvérisation première d’un spray de Xylocaïnet à la naphazoline, puis méchage léger avec des cotonoïdes imprégnés de la même solution, essorés pour éviter d’induire une anesthésie du carrefour aérodigestif.

Une dizaine de minutes plus tard au minimum, cette mèche est retirée et la fosse nasale va être tamponnée minutieusement sous contrôle optique.

Les cotonoïdes sont placés au niveau des queues de cornet, voire du récessus sphénoethmoïdal, le long des cornets, voire dans les méats moyen et inférieur.

Ce tamponnement est laissé en place au moins un quart d’heure.

Cette anesthésie peut également utiliser la cocaïne en solution, peu utilisée en France alors qu’elle a la faveur des opérateurs anglo-saxons, mais qui est susceptible d’exercer une toxicité cardiaque.

En préopératoire immédiat, l’anesthésie de surface va être complétée par une infiltration de Xylocaïnet à 1 % adrénalinée au 1/100 000 injectée au niveau de la queue du cornet moyen, de sa racine cloisonnante, sur la bulle, sur la tête du cornet moyen, et au-dessus et en avant de l’apophyse unciforme.

Certains s’aident également d’une infiltration par voie externe du nerf sous-orbitaire, voire d’une infiltration canthale interne.

Cette dernière fait courir un risque de vasospasme (cf Complications).

B - ANESTHÉSIE GÉNÉRALE :

Chez des patients médicalement préparés, les techniques anesthésiques sont multiples.

Dans tous les cas, elles doivent tenir compte de la bronchoréactivité fréquente de ces patients, et également de la nécessité d’une réduction du saignement opératoire.

Cette dernière est obtenue grâce à une position adaptée pour diminuer la pression veineuse locale et à une vasoplégie induite par le propofol (Diprivan) ou les nouveaux halogénés (isoflurane Forene, sevoflurane Sevorane).

En pratique, l’induction est obtenue par halogénés ou propofol, et l’entretien est le plus souvent assuré par l’association d’un morphinique et d’un halogéné.

Ces dérivés halogénés récents ont deux avantages : une cinétique avantageuse (concentration stable et élimination rapide) et un effet bronchodilatateur.

Notons que l’analgésie ne doit pas dispenser d’une préparation locale minutieuse contribuant largement à la réduction du saignement peropératoire.

Installation :

Elle est désormais classique.

Les droitiers se placent à la droite du patient et les gauchers à gauche.

À noter que certains opérateurs changent de côté pour toujours travailler dans la fosse nasale opposée.

Le moniteur, le boîtier de caméra et la source de lumière sont à la tête.

La table à instruments est placée en face du chirurgien.

Les clichés de scanner sont affichés dans la salle à proximité du chirurgien.

Le patient est allongé sur le dos, soit à plat ce qui évite que le manche des instruments ne bute sur le sternum lors de la dissection antérieure, soit avec 30° de flexion cervicale afin que l’axe des instruments ne soit pas directement dirigé vers le toit de l’ethmoïde.

Enfin, la table doit être mise en proclive, ce qui diminue la pression veineuse et donc le saignement.

Enfin, la hauteur de la table est ajustée pour que le bras tenant la caméra soit fléchi à 90° sans contraction des épaules.

Le cas échéant, le casque de sinusonavigation est préalablement placé sur la tête du patient.

Durant l’intervention, l’optique de l’endoscope est, soit régulièrement nettoyée avec du savon stérile, soit rincée par une chemise d’irrigation.

Rappels d’anatomie chirurgicale :

Les sinus sont formés d’un ensemble de cellules dont l’organisation a été systématisée par Terrier.

Brièvement, rappelons que l’ethmoïde est divisé en ethmoïde antérieur et ethmoïde postérieur par la racine cloisonnante du cornet moyen.

En effet, le cornet moyen s’insère en avant sur la lame criblée et est situé dans un plan sagittal ; en revanche, en arrière, il bascule dans un plan oblique en bas et en arrière et s’insère sur la paroi d’orbite.

Il forme alors la racine cloisonnante.

L’ethmoïde antérieur est habituellement décrit en fonction de la systématisation de Terrier qui isole trois groupes de cellules : le groupe méatique situé en avant et en dedans comprend trois cellules, méatique antérieure donnant naissance au sinus frontal, méatique postérieure et cellule préméatique inconstante ; le groupe unciformien comprend jusqu’à quatre cellules : unciformienne terminale susceptible de coloniser partiellement le sinus frontal, unciformienne antérieure ou agger nasi susceptible de repousser vers l’avant l’unciforme, et cellules postérieure et inférieure inconstantes ; le groupe bullaire comprend un groupe intrabullaire (une à trois cellules) et un groupe suprabullaire se prolongeant en dehors et en arrière et soulevant la racine cloisonnante du cornet moyen.

Retenons que l’infundibulum est le carrefour de tout le système cellulaire antérieur.

Ce système a une grande variabilité anatomique de sorte que cette systématisation est souvent peu utile au chirurgien.

Ce dernier doit plutôt se repérer à des balises qu’il doit identifier au plus tôt : paroi interne d’orbite latéralement (lame papyracée) ; toit de l’ethmoïde ; artère ethmoïdale antérieure ; remontée du toit au niveau de la paroi postérieure du sinus frontal ; bosse lacrymale en avant (branche montante du maxillaire) ; racine cloisonnante du cornet moyen en arrière ; lame des cornets formée par la racine d’insertion du cornet moyen en avant, et se prolongeant vers l’arrière en racine d’insertion du cornet supérieur et parfois racine d’insertion du cornet suprême ; axe et hauteur de la lame criblée.

Il faut se rappeler que le toit de l’ethmoïde est habituellement plus haut que la lame criblée : la face supéro-interne du couloir ethmoïdal répond donc directement à l’étage antérieur de la base du crâne.

L’ethmoïde postérieur est systématisé de façon plus simple en cellules postérieures : avancée, centrale et reculée.

Là encore, il convient de préciser que le chirurgien doit là s’orienter essentiellement par rapport au toit ethmoïdal, moins fragile qu’en avant, à la paroi interne d’orbite et à la racine d’insertion du cornet supérieur, voire du cornet suprême.

Les dangers sont évités tant qu’il travaille en dedans de la paroi d’orbite et qu’il reste en avant de la paroi antérieure du sphénoïde, repérée soit directement dans le récessus sphénoethmoïdal, soit indirectement par la profondeur de la paroi postérieure du sinus maxillaire.

Les rapports chirurgicaux du sinus sphénoïdal sont essentiellement sur sa face antérieure.

Celle-ci répond en dedans et en bas au septum, en dedans à la fosse nasale au niveau du récessus sphénoethmoïdal, de forme très variable, gouttière située en dedans des cornets, et enfin en dehors à l’ethmoïde postérieur et à la fosse ptérygopalatine.

Notons que la pneumatisation sinusienne n’a que faire d’une systématisation anatomique : c’est ainsi que le terme de cellule d’Onodi désigne une cellule ethmoïdale postérieure à développement postérosupérieur venant au contact du canal optique, autrement dit se développant dans le sphénoïde !

Cette variante doit être reconnue en préopératoire car à notre sens, elle contre-indique la réalisation d’une sphénotomie par voie transethmoïdale.

Les dangers anatomiques se trouvent sur le toit du sphénoïde : planum sphenoidale ou jugum en avant et selle turcique en arrière, et sur la face latérale.

Celle-ci répond dans son tiers inférieur au V2 (foramen rond) et dans ses deux tiers supérieurs :

– en avant à l’apex orbitaire, au droit interne et au nerf optique en haut ;

– au milieu au tissu spongieux du sinus caverneux et au nerf optique ;

– en arrière à la carotide interne dans le sinus caverneux et plus en dehors aux III, IV et VIe paires crâniennes. Retenons de la systématisation anatomique qu’elle est surtout utile pour la chirurgie fonctionnelle répondant à des lésions très limitées.

En revanche, en cas de pathologie diffuse, comme dans le cas de la polypose nasosinusienne, le chirurgien utilise non pas la systématisation anatomique mais des repères chirurgicaux essentiels qu’il doit analyser sur le scanner préopératoire : racine du cornet moyen, apophyse unciforme, hauteur et éventuelles déhiscences du toit de l’ethmoïde, lame criblée, paroi interne d’orbite, sinus sphénoïdal, existence d’une cellule d’Onodi…

Un certain nombre d’adages doivent être connus.

– Le toit de l’ethmoïde est habituellement situé au-dessus du plan de la lame criblée : la portion haute et médiale du couloir ethmoïdal est donc une zone dangereuse.

– Le toit de l’ethmoïde, white hard roof des Anglo-Saxons, reconnaissable à son caractère opaque, est résistant en arrière, mais fragile au voisinage de l’artère ethmoïdale antérieure et de la face postérieure du sinus frontal.

À noter qu’il n’est blanc que lorsque la muqueuse a été retirée, ce qui est rarement souhaitable.

– L’artère ethmoïdale, habituellement située à la jonction de la portion horizontale du toit de l’ethmoïde avec la face postérieure du sinus frontal, correspond inconstamment à la racine de la bulle.

Techniques chirurgicales :

Nous décrivons successivement :

– l’examen endoscopique éventuellement complété par une septoplastie endoscopique ;

– la méatotomie moyenne, qui réalise un élargissement du méat physiologique du sinus maxillaire ;

– la méatotomie inférieure, qui n’est le plus souvent qu’un complément de la voie d’abord précédente visant à permettre l’extraction d’un corps étranger ;

– l’ethmoïdectomie antérieure ;

– la sphénotomie ;

– la sphénoethmoïdectomie ;

– la maxillectomie médiale ;

– la sphénotomie élargie ;

– la résection du plancher du sinus frontal.

A - EXAMEN ENDOSCOPIQUE ET SEPTOPLASTIE ÉVENTUELLE :

Rappelons que l’intervention débute naturellement par un examen endoscopique de la fosse nasale et des méats.

Il est nécessaire d’avoir un accès large au méat moyen, voire au supérieur, à l’arche choanale, de visualiser l’opercule du cornet moyen, voire la lame criblée pour en apprécier l’orientation dans l’espace.

Quand cette exposition n’est pas possible, il ne faut pas hésiter à réaliser d’abord une septoplastie le plus souvent endoscopique.

Il existe plusieurs techniques de septoplastie endoscopique.

Ce geste vise à pratiquer l’exérèse d’un éperon chondrovomérien gênant l’abord de la choane, ou encore d’un verre de montre cartilagineux ou osseux, en particulier au niveau de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde.

Ce temps préalable d’exposition est capital, car la plupart des complications résultent en fait d’un défaut d’exposition et d’orientation du chirurgien.

Nous renvoyons le lecteur aux chapitres de cet ouvrage traitant de la chirurgie septale.

Précisons toutefois que dans l’optique d’une chirurgie sinusienne, en l’absence de déformation de la pyramide nasale ou de l’épine nasale, et a fortiori lorsqu’une première septoplastie a été réalisée, nous préférons le plus souvent réaliser une septoplastie endoscopique.

S’il s’agit d’un éperon vomérien, donc postérieur, on peut après infiltration des deux faces de la cloison, se contenter d’une incision muqueuse unilatérale, sur l’éperon, avec dégagement de ses deux berges et résection au ciseau frappé, en replaçant ensuite les lambeaux muqueux.

En revanche, en cas de verre de montre masquant l’opercule ou la racine du cornet moyen, nous pratiquons, après infiltration soigneuse, une incision muqueuse unilatérale arciforme au bistouri lame 15 démarrée 5 mm en arrière des os propres du nez et descendant jusqu’au plancher de la fosse nasale, sensiblement située dans le plan de l’orifice piriforme, autrement dit très antérieure.

Après un décollement homolatéral mené à la rugine de Joseph ou à l’aspirateur-décolleur, le cartilage septal est transfixié selon une ligne concave en arrière démarrant en haut au niveau de l’incision muqueuse et s’en détachant vers l’arrière progressivement de 5 à 7mm.

Ceci permet de décaler les incisions pour éviter une perforation iatrogène.

L’autre face du cartilage est alors décollée. On peut alors réséquer le cartilage septal dévié.

L’examen de la fosse nasale à ce stade objective le plus souvent une déviation résiduelle haute aux dépens de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde.

Cette dernière peut être réséquée à la demande, mais avec des gestes prudents, sans mobilisation de l’os susceptible de déclencher une rhinorrhée.

À cette fin, nous utilisons une pincegouge de Beyer à mors droits 2 mm.

B - MÉATOTOMIE MOYENNE :

C’est l’intervention de base. Pour autant, elle n’est pas dénuée de dangers et ne doit être pratiquée qu’après l’étude du scanner : l’apophyse unciforme est-elle médiale ou plaquée sur l’orbite, le sinus maxillaire est-il atélectasique, quelle est la hauteur de l’insertion du cornet inférieur ?

En fonction de ces considérations, soit il s’agit d’une anatomie favorable et l’idéal est de réaliser la méatotomie d’avant en arrière, soit il s’agit d’une anatomie piégeuse et mieux vaut alors réaliser cette méatotomie d’arrière en avant.

À noter que l’étendue de cette méatotomie est variable en fonction de l’indication, suivant qu’il s’agit simplement de mieux aérer le sinus maxillaire ou qu’au contraire un abord large de la cavité sinusienne est requis (cas de l’aspergillome).

Dans un premier temps, le cornet moyen est, soit luxé en dedans à l’aide d’une spatule mousse, soit réséqué.

La première technique est plus respectueuse de la physiologie de la muqueuse, mais rend les soins postopératoires parfois difficiles et expose à une latéralisation secondaire du cornet.

La seconde technique permet une meilleure exposition et des soins plus aisés, mais requiert une technique rigoureuse car la section trop haute ou l’arrachement de la racine d’insertion peuvent se solder par une rhinorrhée cérébrospinale.

Cette résection requiert l’identification première de la racine du cornet moyen, de l’opercule, de la lame criblée dont on s’attache à visualiser la hauteur et la direction.

Le cornet ne doit jamais être réséqué plus ou moins à l’aveugle : ce geste doit parfois être précédé d’une septoplastie avec résection prudente et à la demande d’un verre de montre cartilagineux, d’un éperon septal, voire de la lame perpendiculaire si elle est déviée (sans mobilisation de cette dernière).

Les ciseaux d’endoscopie sont d’abord placés sur la tête du cornet moyen environ 5 mm sous l’opercule.

La section débute par deux mouvements successifs tendant d’emblée à s’horizontaliser.

La racine sagittale étant sectionnée, les mors légèrement écartés des ciseaux vont abaisser la tête du cornet moyen vers le plancher de la fosse nasale et le cornet va pivoter autour de sa racine cloisonnante.

Ceci expose cette dernière qui est progressivement sectionnée jusqu’à pédiculiser le cornet, maintenant basculé dans le cavum, sur sa queue.

La section se termine alors à ce niveau, à hauteur de l’arche choanale pour éviter une blessure intempestive de la trompe d’Eustache, en laissant un moignon de 5 mm, permettant le cas échéant une hémostase aisée d’une branche de l’artère sphénopalatine à l’aide de la bipolaire de Dessi.

1- Méatotomie d’avant en arrière :

Après identification de la bosse lacrymale puis de l’apophyse unciforme, cette dernière est incisée verticalement à la faux de haut en bas le long de ses deux tiers inférieurs.

Il importe de sectionner la muqueuse et la cloison osseuse du bout de l’instrument tout en évitant tout geste pénétrant avec la pointe de l’instrument.

Ce geste est en effet à l’origine de la plupart des effractions orbitaires : la lame papyracée n’est en effet parfois qu’à quelques millimètres.

Vers le bas, le tracé de l’incision s’incurve pour être convexe en avant.

L’unciforme est sectionnée transversalement au bord supérieur de l’incision aux ciseaux en veillant à ne pas blesser la bulle, ce qui pourrait induire une sténose de la partie haute de l’infundibulum.

Puis la pince-mors-curette, mors mobile dirigé en dehors, vient retirer par un mouvement de torsion la portion inférieure de l’unciforme.

À ce stade, l’optique à 30° permet le plus souvent de visualiser le méat physiologique du sinus, quand il n’a pas déjà été élargi par le geste opératoire.

C’est à partir de ce dernier que la résection de la portion horizontale de l’unciforme se poursuit au ras du cornet inférieur pour atteindre en arrière l’os dur de l’apophyse verticale du palatin.

On prend garde, au cours de ce temps opératoire, à ne pas décoller la muqueuse du sinus maxillaire et vers le haut à ne pas blesser la bulle.

Quand l’incision de l’unciforme est trop postérieure, la pince rétrograde permet une résection complémentaire douce en évitant en avant d’ouvrir la voie lacrymale.

2- Méatotomie d’arrière en avant :

Elle débute par le repérage de l’ostium accessoire de Giraldès.

En cas d’échec, l’aspiration boutonnée ou une spatule mousse perfore la cloison intersinusonasale en avant de la lame perpendiculaire du palatin juste au-dessus du cornet inférieur (emplacement approximatif de la fontanelle postéro-inférieure).

À partir de là, le mors mobile de la pince rétrograde est introduit dans le sinus et la portion horizontale de l’unciforme est réséquée d’arrière en avant entre la bulle en haut et le cornet inférieur en bas.

On dégage finalement vers l’avant le méat physiologique, avec des gestes d’autant plus doux que l’on progresse vers l’avant pour éviter de blesser la voie lacrymale.

Le jour ainsi obtenu sur le sinus maxillaire est le plus souvent suffisant, même pour pratiquer des gestes endosinusiens.

Dans de rares situations, lorsqu’il existe un corps étranger enclavé dans le bas-fond du sinus, c’est par la méatotomie qu’est contrôlée la progression d’un instrument introduit dans le sinus par une méatotomie inférieure, réalisée d’abord au trocart à 2 cm en arrière de la tête du cornet inférieur pour éviter de traumatiser la voie lacrymale, puis agrandie à l’aide de pinces, ou encore par une voie de la fosse canine a minima, réalisée là encore au trocart, à l’aplomb de la canine.

Deux incidents peuvent émailler cette intervention.

La blessure de la voie lacrymale ne laisse en général pas de séquelle sous réserve d’un décroûtage minutieux lors des soins postopératoires, en demandant de plus au patient d’instiller un collyre antibiotique et corticoïde trois fois par jour durant 1 semaine.

Quant à l’issue de graisse orbitaire, elle résulte d’une incision à la faux trop oblique vers le dehors.

Quand elle est limitée, elle est heureusement sans conséquence si elle est immédiatement identifiée, pour autant que l’on évite instamment d’aspirer la graisse lors de la poursuite de la méatotomie, de mécher la fosse nasale et d’appliquer des onguents graisseux dans la cavité opératoire en fin d’intervention.

C - ETHMOÏDECTOMIE ANTÉRIEURE :

L’opérateur expérimenté peut, en fonction des conditions pathologiques, décider d’une tactique différente de celle que nous exposons ici.

Cette dernière a l’avantage de permettre un repérage précoce des différentes balises anatomiques, avec une prise de risque minimale.

De nombreuses modalités opératoires ont été décrites. Nous préconisons de débuter cette intervention par la réalisation de la méatotomie moyenne avec turbinectomie moyenne, éventuellement après exérèse première des polypes masquant l’opercule du cornet moyen et les reliefs du méat moyen.

À ce stade, deux situations peuvent se présenter :

– soit il s’agit d’une pathologie très limitée, de sorte que les moindres cloisons sont identifiables.

On procède alors en fonction de la systématisation anatomique.

À noter que du fait de la grande variabilité des cellules, la systématisation ethmoïdale est souvent peu évidente.

L’important est de réaliser sans risque une dissection limitée aux lésions et permettant de garantir de bons passages aériens ;

– le plus souvent, il existe une pathologie importante qui ne permet pas d’interpréter l’anatomie des moindres cellules.

Il convient alors d’adopter une tactique chirurgicale visant à identifier au plus tôt les balises anatomiques et éviter les dangers (étage antérieur, orbite).

Dans cette situation, le but de l’intervention est d’élargir l’isthme nasofrontal que représentent les cellules ethmoïdales, en étant économe vis-à-vis de la muqueuse, dans la mesure où seule cette attitude permet de prévenir les sténoses postopératoires et autres mucocèles.

Après avoir donc pratiqué l’exérèse des polypes encombrant le méat moyen et réalisé une turbinectomie et méatotomie moyenne, on résèque la paroi antérieure de la bulle à la pince-mors-curette à 45°.

Tous les gestes pratiqués alors ont une faible amplitude, et l’exérèse des cloisons peut être précédée d’une palpation des cloisons, voire de leur trépanation prudente à l’aspiration boutonnée.

Les gestes doivent impérativement être pratiqués dans l’axe supposé du couloir ethmoïdal, et non obliques vers le dehors, autrement dit vers l’orbite.

C’est dire l’intérêt, quand cela est possible, d’avoir préalablement repéré l’orientation de la lame criblée lors de l’examen endoscopique de la fosse nasale, puisque l’axe du couloir ethmoïdal est évidemment parallèle à celui de la lame criblée.

Dès la trépanation de la bulle, l’objectif est d’identifier d’abord la paroi interne d’orbite, à sa couleur blanc-jaune et à sa surface lisse caractéristique, puis vers le haut le toit de l’ethmoïde, white hard roof des Anglo-Saxons, reconnaissable à sa forme concave en bas, et à sa couleur lorsque la pathologie muqueuse est limitée à ce niveau.

En revanche, lorsque la muqueuse est très inflammatoire, ce n’est que l’exérèse prudente d’une partie de la muqueuse le recouvrant qui permet de dévoiler un os blanc et lisse caractéristique. Cette recherche des balises est au mieux réalisée à l’aspiration boutonnée, à petits mouvements prudents.

Progressivement après avoir dégagé la paroi d’orbite et le toit de l’ethmoïde, c’est la racine médiale du cornet moyen que l’on expose, en prenant garde à ne jamais se diriger en dedans à l’aplomb de la racine du cornet moyen.

La dissection va alors se poursuivre de l’arrière vers l’avant.

Néanmoins, une bonne exposition impose à ce stade la résection complémentaire de la portion haute de l’unciforme, poursuivie jusqu’au niveau de l’opercule.

Si cette région operculaire apparaît bombante, cela signe l’existence d’une pneumatisation importante des cellules de l’agger nasi qui vont masquer le canal nasofrontal.

Ces cellules sont aisément identifiées sur le scanner en coupes coronales sur les coupes passant par la voie lacrymale : ces cellules pneumatisent l’os lacrymal et apparaissent donc implantées sur la paroi d’orbite.

La pince à 90° est alors introduite fermée, comme un palpeur, en arrière et en dehors de l’opercule : la paroi qui masque la pince est ensuite retirée par un mouvement de torsion dirigé en bas et en arrière afin d’éviter de décoller la muqueuse de la branche montante du maxillaire.

Ceci donne un jour direct sur la partie antérieure de l’ethmoïde.

La dissection se poursuit alors d’arrière en avant, au contact du toit de l’ethmoïde, en s’abstenant de tout geste pénétrant à ce niveau.

À ce stade, soit l’aspiration malléable, soit la curette courbe sont utilisées pour explorer prudemment la région la plus antérieure et médiale, le long du cornet moyen, en travaillant en dessous du toit de l’ethmoïde.

C’est là que peut le plus souvent être identifiée une mince fente muqueuse signant l’ostium du sinus frontal.

De deux choses l’une : si la muqueuse est de bonne qualité et les passages perméables, la dissection s’arrête là.

Sinon, c’est soit à la curette courbe et fine, par des mouvements dirigés du toit de l’ethmoïde vers l’avant et le bas, soit avec la pince-mors-curette à 45° ou les pinces de Peynègre que sont méticuleusement retirées les ultimes cloisons masquant le sinus frontal.

Le récessus frontal, véritable antichambre du sinus frontal, peut être rendu étroit par l’apophyse unciforme qui fait le gros dos au contact de la base du crâne ou de la racine d’insertion du cornet moyen, par une cellule de l’agger nasi très pneumatisée, par une bulle ethmoïdale, voire par d’autres cellules de l’ethmoïde antérieur.

Dans toutes ces situations, l’opérateur a alors l’illusion d’avoir ouvert le sinus frontal alors qu’il existe encore une cloison à disséquer prudemment, au mieux le long de la racine du cornet moyen, par des gestes pratiqués d’arrière en avant et de haut en bas.

La difficulté est encore accrue lorsqu’il existe des cellules intrafrontales.

C’est dire l’intérêt de l’expérience pour réaliser une chirurgie complète à ce niveau, tout en préservant au maximum la muqueuse.

À noter que l’aspect bleuté d’une ultime cloison masquant l’abord du sinus frontal peut être confondu avec la couleur de la méninge vue au travers d’un toit raréfié.

La plus extrême prudence s’impose donc. Mieux vaut un geste incomplet qu’une complication !

Soulignons que cette région représente physiologiquement un point de fragilité de l’étage antérieur, et également le site de la plupart des « fausses routes ».

C’est dire encore la nécessité d’une prudence maximale, de toujours vérifier à l’aspiration boutonnée qu’il existe bien, juste en arrière, une résistance osseuse, et en cas de doute de ne jamais enfoncer profondément l’aspiration, ce qui causerait en cas de brèche des lésions majeures au lobe frontal.

C’est à ce stade que l’optique à 45° peut s’avérer utile pour avoir une meilleure exposition.

Cette dissection est le plus souvent suffisante et il est exceptionnel d’avoir à réséquer à la fraise le processus nasofrontal, autrement dit le plancher du sinus frontal, chez un patient naïf, non opéré.

En cas de pathologie muqueuse limitée, la systématisation ethmoïdale peut parfois être caractérisée.

Les mêmes principes sont néanmoins appliqués. L’unciforme est d’abord réséquée aussi complètement que possible, puis la bulle est ouverte pour identifier la paroi interne d’orbite et le toit de l’ethmoïde.

La dissection est poursuivie le long de sa racine cloisonnante qui mène au toit.

C’est là que le relief de l’artère ethmoïdale est identifié. Les cloisons situées en avant et en dessous de l’artère sont alors prudemment retirées ; elles correspondent à la partie toute supérieure de la racine cloisonnante de l’unciforme et aux cloisons de l’étoile des gouttières (bec de la bulle et corne).

On obtient alors une cavité répondant en dehors à l’os planum, en dedans au cornet moyen, en arrière à la racine cloisonnante du cornet moyen et en haut au toit de l’ethmoïde.

En cas de doute quant à l’ouverture du sinus frontal, la transillumination par l’endoscope permet, lorsque le sinus est aéré, de dessiner sur le front les contours du sinus, signant l’efficacité du drainage.

D - SPHÉNOTOMIE :

Cette intervention est indiquée par elle-même en cas de pathologie sphénoïdale isolée : sinusite chronique, possiblement aspergillaire.

Il s’agit là d’une occurrence assez rare.

En revanche, elle est souvent un complément de l’ethmoïdectomie dès lors qu’il existe une pathologie sphénoïdale associée à la pathologie ethmoïdale.

C’est en particulier le cas des polyposes rétentionnelles.

Elle présente alors l’avantage à la fois de drainer le sinus et de permettre de situer les balises anatomiques (toit/paroi latérale) dans un environnement le plus souvent peu modifié par la pathologie.

Il existe plusieurs voies d’abord du sinus sphénoïdal : trans-septale, transnasale ou encore transethmoïdale.

La voie trans-septale n’a pas de place dans le cadre de la chirurgie fonctionnelle des sinus.

Il est déconseillé d’ouvrir le sphénoïde par voie transethmoïdale, à moins d’être un opérateur aguerri.

Cet abord a en effet le défaut d’être très externe et tangentiel au nerf optique et à la paroi externe du sphénoïde.

Il est parfois utile en cas de récessus sphénoethmoïdal étroit, s’il n’existe pas de pneumatisation du sphénoïde par les cellules ethmoïdales (cellule d’Onodi).

En revanche, en cas de cellule d’Onodi très pneumatisée, c’est-à-dire venant au contact du clivus ou de la carotide, l’opérateur risque alors une plaie directe de ces éléments nobles.

Rappelons qu’on peut affirmer l’existence d’une cellule d’Onodi lorsque le scanner en coupes coronales passant par les canaux optiques montre une cloison horizontale : la cellule d’Onodi est alors en haut, au contact du nerf optique alors que la cavité inférieure forme le véritable sinus sphénoïdal. Pour l’opérateur, le sinus sphénoïdal se situe donc vers le bas et non vers l’arrière.

La voie d’élection est l’abord du récessus sphénoethmoïdal.

Lorsque l’exposition de cette région est difficile, exposition qui nécessite de passer l’optique en dedans de la racine cloisonnante du cornet moyen, la résection du cornet moyen permet d’optimiser l’exposition.

L’opérateur utilise alors une aspiration malléable ou une curette étroite, mors dirigé vers le bas.

Après avoir pris le contact de l’arche choanale, il remonte dans le sillon que constitue le récessus sphénoethmoïdal jusqu’à visualiser l’ostium ou du moins à palper une zone dépressible à hauteur du cornet supérieur.

À ce stade, une poussée délicate, toujours vers le bas et le dedans, permet de pénétrer dans la cavité sinusienne et d’évaser modérément cet orifice pour y introduire le mors distal de la pince de Citelli.

Cette dernière permet alors d’élargir cette méatotomie vers le bas, en sachant que l’os se densifie vers le bas sensiblement au-dessus du niveau du plancher du sinus et qu’il existe une artère sphénoïdale environ 4 mm au-dessus de l’arche choanale.

Vers le dehors, le geste est limité en l’absence d’ethmoïdectomie postérieure.

Il faut prendre garde à ne pas blesser l’artère sphénopalatine vers le dehors à la partie basse de la sphénotomie, là où elle émerge de son foramen.

Il importe de respecter au maximum la muqueuse de la cavité sphénoïdale, donc de ne pas l’arracher.

Quand une ethmoïdectomie postérieure est associée, la sphénotomie peut être poursuivie en dehors, sous contrôle de la vue, et après avoir clairement identifié le repère du nerf optique dans l’angle postéro-supéro-externe de la cavité.

L’agrandissement de la sphénotomie doit être réalisé avec des gestes prudents, non pas à la pince-mors-curette susceptible de fracturer des cloisons et de créer un hématome dans le canal optique, mais avec une pince de Citelli, en sectionnant véritablement l’os sur place.

À ce stade, l’existence éventuelle d’une cellule d’Onodi fait courir un risque au nerf optique.

En effet, la cloison entre sinus sphénoïdal et cellule d’Onodi s’insère le plus souvent sur le canal optique.

Il importe à ce niveau, soit de ne rien faire, soit de réséquer cette cloison a minima, avec un soin extrême, en évitant toute mobilisation qui risquerait de générer un hématome dans le canal optique.

Le traitement de la plupart des inflammations ou infections du sphénoïde ne justifie le plus souvent qu’une sphénotomie limitée au récessus sphénoethmoïdal.

L’extension latérale au prix d’une ethmoïdectomie postérieure ne se conçoit qu’en cas de pathologie diffuse (polypose) ou encore lorsqu’un geste d’exérèse doit être pratiqué dans la cavité sinusienne (chirurgie des tumeurs).

Quant à la voie transethmoïdale, elle consiste à réaliser une ethmoïdectomie postérieure de proche en proche. Le sinus sphénoïdal est identifié par deux repères : le franchissement du plan vertical passant sensiblement par la paroi postérieure du sinus maxillaire, et l’apparition d’une marche descendante, d’un fossé, dans la mesure où le plancher du sinus sphénoïdal est plus bas que le plancher des cellules ethmoïdales.

Rappelons que cette technique peut s’avérer dangereuse en cas de cellule d’Onodi.

Dans tous les cas, l’effondrement des cloisons, après identification de la paroi interne d’orbite, doit toujours être réalisé vers le bas et le dedans, jamais vers le haut ou l’arrière.

Suite

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