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Pneumologie
Asthme
Cours de pneumologie
 


 

Définition clinique : dyspnée sifflante, variable récidivante violente nocturne, réversible spontanément ou sous effet d’un traitement par β2.

Définition fonctionnelle : obstruction des bronches, variable et réversible, mesure VEMS, hyperactivité bronchique.

Fréquence : prévalence 8% en France soit 1500 à 2000 décès / an.

Facteurs favorisants : sujets âgées, surviendrait en phase préhospitalière.

80% de décès sont hors hôpital.

50% lié à l’asthme direct.

Prévention de l’asthme mortel par :

-Dépistage des patients asthmatique.

-Dépistage des patients à risque.

-Education des patients.

-Amélioration des traitement de fond.

-Evaluation de la gravité des crises.

Asthme :

Obstruction SNA Adrénergique (Broncho dilatateur)

1)Contraction musculaire :

Anticholinergique (Broncho constricteur) NANC

2)Inflammation :

3)Sécrétion :

Facteurs favorisants = pneumoallergenie (domestique tel que les acariens et les cafards…, atmosphérique tel que le pollen et les moisissures), agents professionnelles, allergies alimentaires, médicaments (aspirine et AINS), tabagisme maternel.

Facteurs aggravants = tabagisme, pollution, infection respiratoire, pathologies ORL, reflux gastro-oesophagien, facteurs hormonaux (puberté, ménopause et grossesse), exercice.

Formes cliniques : Asthme à dyspnée paroxystique : prodromes, céphalées, bradypnée avec expiration de début brutal, le plus souvent volontiers, nocturnes et sifflantes en position ½ assise, calmé par inhalation de β2 mimétique.

Fin de crise annoncée par une toux avec émission de crachats perlés. Asthme à dyspnée continue : état de dyspnée permanente avec des crises +/- régulières.

Asthme aigue grave : accident évolutif possible des 2 formes précédentes.

Asthme instable : augmentation de la fréquence des crises, moindre sensibilité des crises aux β2 agoniste, grandes variations diurne du DEP > 20%.

Asthme aigue grave :

3 ordres de gravité :

- Respiratoire : crise inhabituelle, FR > 30, pauses respiratoires, impossibilité de parler, mise en jeu des muscles respiratoires accessoires, absence de capacité de toux et d’expectoration, encombrement bronchique, cyanose, sueur et PF < 150 L/min.

PF = Peak Flow = appréciation chiffrée du débit d’obstruction bronchique.

Son interprétation est normal si > 500 à 600 L/min.

Permet d’évaluer la crise, l’efficacité du traitement et le dépistage des variations d’obstruction.

- Cardiovasculaire : hypotension ou hypertension, marbrures, tachycardie régulière ou non (FC > 130), signe IVD.

- Neurologique : troubles de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma, agitation, flapping temor (tremblement survenant par bouffée particulièrement nette au niveau des extrémités des membres supérieurs) et convulsions.

La pause respiratoire, la tachycardie et la convulsion précède le + fréquemment l’arrêt respiratoire (absence d’amélioration sous traitement).

BILAN :

Objectif : écarter ce qui n’est pas une crise d’asthme, radio, EFR.

Evaluer la gravité (nombre de crise diurne, nocturne, fréquence d’utilisation du spray, intensité des crises).

Recherche des facteurs favorisants : immudallergique : les pneumoallergène (allergie pollinique, acariens, moisissures…), allergie aux médicaments (aspirine), allergie professionnelle (crise +++ au travail se calmant après), facteurs infectieux (viral ou germes banaux),facteurs environnementales (pollution), reflux gastro-oesophagien.

Traitement :

Principe : lutter contre le bronchospasme = β2 adrénergique (ou β2 agoniste), atropinique.

Lutter contre l’inflammation = corticoïde.

Médicaments : β2 adrénergique, modalité d’administration = voie locale, spray/chambre, aérosols.

Voie générale = per os :BRYCANYL en cp, IV BRYCANYL, SALBUTAMOL ou an sous cut. Atropinique = spray ( ATROVENT), aérosol.

Corticoïde = spray/chambre, per os, aerosol, IV BRYCANYL, SALBUTAMOL.

Indications :

Mode d’administration dépend de l’objectif = traitement de fond, traitement de crise.

Traitement de crise = crise simple , VENTOLINE en spray ou en sous cut ou en aérosol + O2 + rasure le patient.

AAG = O2 + aérosol + corticoïde en IV.

Traitement de fond = VENTOLINE à la demande, β2 + corticoïde inhalée (BECOTIDE 250…), β2 + corticoïde inhalée + théophyline + corticoïde per os.

Eduction :

Apprendre à se servir d’une PF, d’un spray.

Que faire en cas de crise, savoir bien distinguer les corticoïdes inhalées du β2 adrénergique.

Contrôler l’environnement.

Lutter contre les acariens (protéger matelas par house imperméable, retirer les moquettes et les tapis, utiliser les acaricides).

Matériel nécessaire :

Structure d’accueil : sonde O2, le nécessaire de perfusion, nébulisateur, débimètre, médicaments et gazs du sang.

En réanimation : matériel pour intubation (laryngoscope, pince de mergil, sonde d’intubation), ballon ambu, scope, saturomètre et système d’aspiration.

Surveillance : malade non ventilé -> causes ( FC, TA, FR, PF ) cf signes de gravité.

Malade ventilé -> adaptation machine. Dans tous les cas vérifier régulièrement des voies veineuses.

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