Rechercher dans le site  |   Devenir membre
      Accueil       |      Forum     |    Livre D'or      |     Newsletter      |      Contactez-nous    |                                                                                                          Envoyer par mail  |   Imprimer








loading...

 
Soins infirmiers
Adénome de la prostate
Soins infirmiers
 

La prostate est une glande annexée à la partie initiale de l'urètre masculin.

Elle a la forme et le poids d'une châtaigne.

Elle contribue à 25% à l'élaboration du liquide spermatique.

Vu la situation anatomique de la prostate, l'adénome comprime la partie initiale de l'urètre.

Cela a empêche l'évacuation normale de l'urine.

Entraîne un affaiblissement de la paroi vésicale et la présence éventuelle de diverticules.

 

A - TROIS STADES PHYSIOPATHOLOGIQUES :

a) 1er stade :

Le muscle vésical, le détrusor, se contracte particulièrement contre un obstacle qu'il peut encore vaincre.

La vessie s'évacue encore bien, sans résidu post-mictionnel.

loading...

b) 2ème stade :

L'obstacle est plus difficile à vaincre, ce qui entraîne au niveau du muscle vésical de petites hernies ou diverticules : diverticulite.

L'évacuation vésicale n’est plus satisfaisante puisqu'il persiste un résidu post-mictionnel de plus en plus important.

c) 3ème stade :

Modification du muscle vésical, qui devient de plus en plus mince.

Ayant perdu sa force de contractilité, cela explique la faiblesse de l'évacuation vésicale.

Le contenu vésical est de plus en plus important, pouvant dépasser les 300 ml de la capacité physiologique, jusqu'à plusieurs litres d'urine.

En amont :

•Dilatation des uretères

•Élargissement des cavités pyélocalicielles

Aboutit à une lésion irréversible du parenchyme rénal et à une insuffisance rénale.

B - DEFINITIONS :

Dysurie : difficultés et/ou douleurs mictionnelles.

Anurie : pas de production d'urine.

Rétention d'urine : production d'urine, mais stase au niveau vésical.

Polyurie : uriner beaucoup en quantité.

Pollakiurie : uriner de petites quantités mais souvent.

Oligurie : uriner peu.

Pyurie : présence de pus dans les urines.

C - LE CATHETER SUS-PUBIEN :

Rôle infirmier :

•Prévenir le malade

•Lui dire que ce n'est pas douloureux et que ça va le soulager

Geste aseptique, fait au lit du malade, sur une vessie pleine.

Matériel :

•Gants

•Compresses

•Champ troué stérile

Surveillance de l'évacuation qui ne doit pas être trop rapide.

Surveillance du débit.

Surveiller la position du cathéter.

Surveillance du pansement.

D - LES PRESCRIPTIONS :

La créatininémie

•État de filtration glomérulaire

•Préciser une filtration rénale normale : 80 à 120 µmol/l

Phosphatases

Enzymes qui contribuent à l'équilibre phosphocalcique.

Normale : < 4 UI

•Normales en cas d'adénome

•Augmentées en cas de cancer de la prostate ECBU

Présence de germes dans les urines.

Infection si le nombre de germes > 105 par ml Bandelette urinaire

•pH : peut aller de 4,6 à 8.

En moyenne 6 (sanguin : 7,4)

•Protéines

•Sucre

On recherche une éventuelle insuffisance rénale.

Urographie intraveineuse

Examen radiologique permettant de visualiser l'appareil urinaire après injection intraveineuse d'un produit radio-opaque iodé à élimination rénale.

Elle renseigne sur la morphologie des reins et de l'appareil urinaire.

Son principe repose sur la prise de clichés radiologiques à intervalle régulier.

Dans ce cas :

Déterminer le retentissement physiopathologique de l'adénome et poser une indication opératoire et la technique adéquate.

Deux techniques :

•Voie transvésicale

•Voie transurétrale

E - PREPARATION DU PATIENT :

•Expliquer le déroulement de l'examen

•Préparer le dossier

•Faire pratiquer un taux de créatinine

•Demander au patient s'il prend des hypoglycémiants oraux

•Allergies, en particulier à l'iode : pas une contre-indication mais traitement Jeune 3 heures avant l'examen.

On injecte 100 ml de produit.

On le fait boire un peu.

Prostatectomie par voie transvésicale.

Préparation locale : rasage abdomen et pubis.

Expliquer l'anesthésie péridurale.

Prémédication.

F - PREPARATION DU DOSSIER :

•Résultats d'examens

•Carte de groupe

•Autorisation d'opérer

G - LA PERIDURALE :

Anesthésie locorégionale sélective et modulable intéressant les racines nerveuses à leur émergence médullaire dans l'espace extradural.

Le blocage de la transmission de l'influx nerveux est obtenu par l'injection d'une solution de produits anesthésiques locaux injectés dans l'espace péridural.

H - SOINS POSTOPERATOIRES :

Installation du patient en décubitus dorsal avec un oreiller.

Le patient a une irrigation continue par une sonde à double courant type Dufour.

Il s'agit d'éviter le risque de caillotage.

Vérification de l'aspect du liquide évacué ; en particulier la présence de caillots.

Vérifier la vacuité de la sonde.

Vérifier l'installation du Redon.

Établir une feuille de surveillance de l'installation : entrées/sorties

I - IRRIGATION :

•Vérifier qu'elle fonctionne (circuit fermé)

•Mettre des bocaux

•Surveiller l'évolution de l'état des urines

C’est l'aspect du liquide de retour qui détermine le débit des lavages.

La quantité de liquide de lavage est laissé à l’appréciation de l'IDE, le but étant d'éviter le caillotage de la vessie : formation de micro-caillots intravésicaux après l'intervention.

Il faut évite que ces caillots bouchent la sonde.

Si le liquide d'évacuation est trop rouge, prévenir le médecin.

Si le liquide revient clair, et que la quantité recueillie ne correspond pas à la quantité injectée, il est possible qu'un caillot obstrue la sonde :

•Essayer de déboucher soi-même

•Si ça ne marche pas, appeler le chirurgien

Vérifier le débit de l'irrigation.

Faire régulièrement le bilan des entrées et des sorties.

Surveillance classique de l'opéré.

Surveillance des effets secondaires de la péridurale.

Soins de verge : méat urétral.

Ce sont des soins stériles.

BACTRIM : sulfamide urinaire donné en prévention des complications infectieuses.

Surveillance :

•Hématologique : agranulocytose

•Digestif : gastralgies

•Allergies

Surveillance du pansement : le premier sera à montrer au chirurgien.

Surveillance du Redon.

Alimentation légère mais normale le soir.

Le lendemain :

•Faire la diurèse.

•Premier lever

•Surveillance de l'irrigation qui ne s'arrêtera que quand le liquide sera clair.

Pour compenser l'arrêt de l'irrigation le malade devra boire beaucoup.

On continue la diurèse.

Par la suite, il peut être incontinent.

On lui fait faire le stop pipi pour l’entraîner à faire fonctionner ses sphincters.

Que pensez-vous de cet article ?

  Envoyer par mail Envoyer cette page à un ami  Imprimer Imprimer cette page

Nombre d'affichage de la page 6840







loading...
loading...

Copyright 2017 © Medix.free.fr - Encyclopédie médicale Medix