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Gériatrie
Violence et acharnement thérapeutique
Cours de gériatrie
 


 

Généralités :

Dans le rapport soignant/soigné, il y a les notions de :

•Dépendance

•Domination

•Soumission

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Le comportement des soignants vis à vis des patients est déterminé par la façon dont ils se situent par rapport à la maladie et à la mort.

La relation soignant/soigné fait intervenir des mouvements d'identification et de projection.

La projection consiste à prêter à l'autre nos propres sentiments, ce qui empêche ou qui évite de les reconnaître comme nous appartenant.

L'intervention en gérontologie implique une confrontation quotidienne à la vieillesse et à la mort, alors que l'attitude sociale tend à les fuir.

Le rapport d'âge rapproche la relation soignant/soigné des interactions générationnelles.

Il peut y avoir un mouvement d'identification à ses parents ou grands parents.

La confrontation à la mort amène les soignants à s'interroger sur notre propre fin.

Elle nous fait prendre conscience de nos limites en tant que soignant et qu'être humain.

Il peut y avoir sentiment d'inutilité par rapport à l'énergie dépensée.

Atteinte de l'estime de soi face à la dégradation physique.

Dévalorisation du travail en gériatrie.

La confrontation à la vieillesse et à la fin de vie peut devenir une source d'angoisse pour tout intervenant.

Il est nécessaire de lutter contre cette souffrance en mettant en place des mécanismes de défense qui vont interférer sur notre pratique et notre relation au patient.

C'est un mécanisme largement inconscient.

Dans certains cas, la violence peut être considérée comme un mécanisme de défense contre la souffrance des soignants.

La violence :

A - DEFINITION :

La violence se caractérise par tout acte ou omission commis par une personne s'il apporte atteinte à la vie, à l'intégrité corporelle ou psychique, à la liberté d'une autre personne ; ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou qui nuit à sa sécurité financière.

Les violences morales doivent être prises en compte.

B - FORMES DE VIOLENCE :

Travaux de R. Hugonot.

Il caractérise 5 formes de violence :

* Physique

* Psychologique

* Financière

* Médicamenteuse

* De négligence

La violence peut être consciente ou inconsciente.

Deux types de violence en institution :

a) Première catégorie :

•Règlement

•Absence de règlement

•Gestion de l'établissement

•Consignes de la direction

b) Seconde catégorie :

•Attitudes du personnel

•Actes individuels

C - VIOLENCES DE PREMIERE CATEGORIE :

a) Adaptation à la vie en institution :

Adaptation forcée de la personne au rythme de l'hôpital.

b) Confrontation aux autres personnes âgées :

Source d'angoisse.

c) Violences professionnelles :

d) Nourriture

e) Matériel inadapté

f) Manque de loisir

g) Non gestion de la douleur

D - VIOLENCES DE SECONDE CATEGORIE :

a) Violence des soins "Faire souffrir pour faire du bien".

b) Violence pendant les manipulations

c) Contention inutile

d) Violence médicamenteuse

•Patients shootés

•Privation des médicaments

e) Violence psychologique

•Non respect de l'intimité

•Toilettes à la chaîne

•Non respect de la pudeur

•Substitution : perte d'autonomie

•Utilisation de matériel de change de façon intempestive

•Familiarité : tutoiement intempestif

•Infantilisation

•Moqueries, insultes

•Menace et chantage

f) Négligence

•Négligence active : débranchement de la sonnette, isolement

•Négligence passive : laisser quelqu'un dans ses selles, ne pas mettre les prothèses

Ne pas habiller les gens avec des vêtements appropriés.

Absence de coiffage ou coiffage abusif.

En conclusion :

•La violence est le plus souvent inconsciente

•Elle peut représenter une défense de la part du soignant

•Les soignants ne la voient généralement plus

Même si cette violence peut être “comprise”, elle reste inacceptable.

Elle peut faire l’objet d’un signalement auprès du Procureur de la République.

Que faire quand on est en difficulté avec un patient ?

•Passer le relais

•Parler de sa souffrance

•Organiser des groupes de parole

L’acharnement thérapeutique :

A – DEFINITION :

Attitude qui consiste à poursuivre une thérapeutique lourde, à visée curative, alors qu’il n’existe aucun espoir réel d’obtenir une amélioration de l’état du malade ; et qui entraîne parfois une prolongation de la vie dans la souffrance.

B – PROBLEME :

a) Qui décide ?

b) Comment les soignants se situent-ils par rapport :

•À leur rôle

•À la mort

c) Le patient n’est plus considéré comme une personne

•Cela pose la question du sens de la vie

•Dissocie le besoin de vivre du désir d’être Renoncer à l’acharnement, ce n’est pas :

•Renoncer à toute thérapeutique

•Accepter l’euthanasie

C – LA DEMANDE D’EUTHANASIE :

•Non prise en compte de la souffrance

•Se pose quand les choses traînent

•Quand il y a manque de parole

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