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Psychologie
La névrose d'angoisse
Cours de psychologie
 

La névrose d'angoisse (ou troubles anxieux) présente des crises sous un fond d’instabilité fonctionnelle, suivant 3 plans :

-Subjectif : affects douloureux qui vont de l’inquiétude à la panique. Les patients sont envahis d’un sentiment de menace, de danger imminent.

-Comportemental : l’hyper- vigilance, le patient va présenter un comportement d’exploration de l’environnement (pour voir d’où vient le danger). La tension psychomotrice, peut se manifester avec un état d’agitation ou au contraire, il va se replier, se protéger ce qui peut être caractérisé par un état de sidération. Les patients peuvent être violent : raptus anxieux.

-Neurovégétatif : réaction de stress, d’angoisse. Effet organique par activation du système nerveux autonome.

Symptômes : polypnée, tachycardie, pâleur, transpiration, constriction thoracique, hypo- salivation, mydriase (dilatation des pupilles), tremblements, spasmes

 

Épidémiologie :

Pathologies fréquentes : 2 à 4,5% de la pop atteinte (âge entre 22-44 ans).

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Un bas niveau culturel ou d’isolement augmente la fréquence des troubles anxieux. Les personnes de plus de 65 ans sont rarement atteintes.

Cette pathologie commence vers la fin de l’adolescence (20 ans).

Description clinique :

Crise suraïgue d’angoisse.

Très brutal et imprévisible, pas de facteurs déclenchant ce trouble. Le pic d’angoisse est atteint très rapidement et la durée de l’attaque est de 30mn.

Au cours de l’attaque, le patient ressent une sensation violente, de catastrophe imminente.

Certains patients voit leur sens modifiés : perception différente (perçu comme des hallucinations ms n’en sont pas, ce sont des distorsions psychologiques).

S’y associe toute une série de symptômes somatiques.

1) Les éléments somatiques :

a) Symptômes respiratoires :

Dyspnée de tous degrés, crises asthmatiformes.

Excès de toux, de baillements, aphoniques.

b) Symptômes cardio- musculaires :

Crises douloureuses de palpitations, tachycardie, arythmie (pseudo angor).

Vasoconstriction des extrémités.

c) digestifs :

Striction pharyngé (boule oesophagienne), spasme, nausées, vomissements, diarrhée motrice, ténesme (douleur au niveau des sphincters anal et vésical : besoin imminent de mictions).

Hypo- salivation, impression de faim ou de soif.

d) symptômes urinaires :

Pollakiurie, polyurie

e) neuro- musculaire :

Contractions saccadées de certaines fibres musculaires (fibrillations), pseudo- rhumatismale.

f) sensitivo-sensoriels ou cutané :

Sensation exagérée : hyperesthésie

Sensation inadaptée : paresthésie Problème de fonctions sensoriels : dysesthésie

2) les éléments psychiques :

Modification de leur état

a) péjoration imaginaire de l’existence :

Sentiment que tout ce qui va arriver est un problème et donc une source d’angoisse (pessimiste).

Ça devient un cauchemar. Toujours dans l’attente d’une nouvelle crise.

b) attente du danger :

Perplexe, envahi par le doute, sentiment de terreur (a peur de tout).

Il a également peur du passé avec notion de remords. Ils ont peur de tout. Ils ont beaucoup de mal à se projeter dans l’avenir mais aussi à vivre le présent.

Il s’attend toujours au pire.

c) le désarroi :

Pas simplement menacé mais aussi attiré par le danger.

Pseudo- attirance.

3) Évolution :

Récurrence : une première crise existe (diagnostiqué) mais très souvent il va y avoir d’autres crises. Première crise : crise inaugural. Patient s’en souvient très bien. Les crises vont survenir n’importe quand et sans explication (sans facteur déclenchant).

Elles peuvent se multiplier avec des espaces entre chaque crise irrégulière.

Le niveau d’anxiété reste élevé (anxiété anticipatoire).

Ces patients réduisent leurs activités : ils modifient leur comportement.

Ils ne peuvent pas sortir de chez eux : état dépressif. Les patients vont essayer de trouver des solutions eux-mêmes.

Les anxiolytiques traitent bien les anxiétés mineures mais sont beaucoup moins efficace pour les anxiétés d’anticipations.

L’automédication est dangereuse. Recherche dans d’autres produits (toxiques : alcool, drogues…) un soulagement de leur douleur.

B) ANXIÉTÉ GÉNÉRALISÉE :

= anxiété moindre mais étalé sur le temps Anxiété flottante = variabilité de la symptomatologie

1) Les désordres psychiques :

Le patient va être envahi par des craintes.

Les anxieux vivent constamment dans l’insécurité.

Ils ne reviennent jamais à l’apaisement et à la sécurité.

La projection dans l’avenir est très difficile (ils n’ont pas eu d’attaques de panique mais tout est sombre, noir…), aspect négatif.

Tout est une question de remise en question, de doute, ils se dévalorisent.

2) Les troubles psychosomatiques :

a) Les troubles du sommeil :

Comme tendu, inquiet, irritable, ils ont des problèmes pour dormir.

Le réveil nocturne vers 3h du matin avec des bouffées d’angoisse (assez fréquent).

b) Troubles fonctionnels :

Moindre que chez le paniqueur.

3) Évolution :

Troubles évoluent : augmente puis diminue, etc…

4) Diagnostic différentiel :

Ne pas passer à côté d’angoisse d’origine organique (angor, embolie pulmonaire, hyperglycémie, épilepsie…).

Il n’y a que deux pathologie psy où il n’y a pas d’angoisse (pervers et psychopathe).

5) traitement :

a) traitement du trouble panique :

doit se concevoir comme une spécificité.

- Anxiolytique majeur d’action rapide pour diminuer la crise. (Tranxène® 50mg en IV ou IM)

La prise d’anxiolytique tous les jours ne prévient pas des crises et ne les empêchent pas non plus.

- traitementt antidépresseur tricyclique : anaphaline®, a pour but d’espacé et de diminuer les crises.

- psychothérapie : d’inspiration cognitivo-comportemental. Il est adapté et efficace.

b) traitement de l’anxiété généralisé :

traitement anxiolytique (faire revenir le niveau d’anxiété à un seuil tolérable permettant une activité normale).

Dans les 2/3 des cas ça marche et pour le tiers restant c’est le contraire (risque = cherche l’automédication, recours à des produits toxiques). traitement antidépresseur dit sédatif (résoudre les troubles du sommeil).

On peut également proposer un traitement psychothérapeutique.

Psychode soutien, analytique, de groupes (relativiser sa propre angoisse).

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