Rechercher dans le site  |   Devenir membre
      Accueil       |      Forum     |    Livre D'or      |     Newsletter      |      Contactez-nous    |                                                                                                          Envoyer par mail  |   Imprimer
loading...

 
Pneumologie
Emphysème pulmonaire Grands syndromes anatomocliniques (Suite)
Cours de pneumologie
 

 

2- Examens complémentaires :

* Radiographie du thorax :

Quatre éléments caractérisent l’emphysème panlobulaire :

– l’hypertransparence parenchymateuse par déficit artériel.

Les zones hypovasculaires apparaissent hypertransparentes, et sont distribuées de façon plus ou moins diffuse et homogène.

En périphérie, on observe la gracilité et la raréfaction des marques vasculaires.

En contraste, au niveau des hiles, les artères pulmonaires sont très bien visibles ;

– la distension avec, sur le cliché de face, un aplatissement des coupoles d’allure souvent festonnée car les faisceaux tendineux d’insertion costale deviennent visibles.

Le coeur est petit, verticalisé, souvent séparé du diaphragme par un espace clair.

Le profil confirme encore mieux la distension avec des coupoles aplaties, parfois concaves vers le haut.

L’espace rétrosternal est volumineux, avec un sternum antépulsé.

L’élargissement des sinus costodiaphragmatiques au-delà de 90° est de haute valeur.

L’ensemble du thorax de profil ressemble à un ballon de rugby dont tous les bords : rachis, diaphragme, sternum sont convexes, ordonnés autour d’un grand axe oblique formé par l’opacité cardiaque et soulignés par les hyperclartés rétrosternales et postérieures ;

– la diminution de la course diaphragmatique, qui devient inférieure à 3 cm (appréciée par comparaison des clichés en inspiration/expiration ou lors d’un examen sous amplification de brillance).

La comparaison des clichés en inspiration et expiration objective le piégeage aérien ;

– les bulles d’emphysème, lorsqu’elles atteignent le seuil de visibilité, apparaissent finement cerclées, multiples, et prédominent souvent au niveau des lobes inférieurs.

Elles peuvent être difficiles à distinguer d’un pneumothorax partiel : en cas de bulles, on observe souvent de fins septa au sein des clartés, et leurs bords inférieurs sont habituellement arrondis.

En cas de doute sur un pneumothorax partiel, un simple cliché en expiration ou un examen tomodensitométrique (TDM) doivent être préférés à un drainage malencontreux.

La sensibilité de la radiographie standard est faible, ainsi que le montrent les corrélations radiographie standard/anatomie effectuées par W Thurlbeck et al.

On observe que les meilleurs paramètres quantitatifs découlent de la position du diaphragme , et que la valeur diagnostique de la raréfaction vasculaire est faible.

La médiocre sensibilité de l’examen est surtout nette pour les emphysèmes discrets ou modérés.

L’intérêt clinique du dépistage d’un tel emphysème, chez un patient peu symptomatique, étant a priori faible, on gardera à l’esprit que la radiographie standard reste, dans l’immense majorité des cas, l’examen complémentaire nécessaire et suffisant pour dépister un emphysème significatif, et particulièrement un système bulleux susceptible de réclamer une surveillance et un traitement propres.