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Dermatologie
Dysplasies pilaires
Cours de dermatologie
 

 

Introduction :

Les dysplasies pilaires correspondent à l’ensemble des modifications de densité, de structure, de forme et de couleur affectant le cheveu, se manifestant dès l’enfance ou au cours des premiers mois.

À ce titre, le cheveu correspond à un marqueur d’un trouble génétique ou métabolique.

Son examen clinique ou par les examens paracliniques est donc primordial.

Méthodes d’exploration :

Les tiges pilaires sont évidemment très accessibles aux investigations ; elles sont prélevées très simplement au ciseau, une trentaine de cheveux doit ainsi être récoltée.

Il est parfois nécessaire de faire porter le prélèvement sur des zones variées du cuir chevelu, si les cheveux apparaissent différents suivant les zones considérées.

A - EXAMEN EN MICROSCOPIE OPTIQUE :

Les cheveux sont montés entre deux lames.

Il est parfois nécessaire de les dégraisser, par exemple avec le xylol ou le baume du Pérou.

Aucune fixation n’est nécessaire.

Les deux lames bien solidarisées par l’application d’un ruban adhésif peuvent être conservées indéfiniment.

1- Examen en lumière optique simple :

Il donne déjà certaines indications et fait apparaître les différences de calibre, certaines anomalies de forme, la présence ou l’absence de médullaire.

Le trichogramme, c’est-à-dire le décompte du nombre de cheveux à telle ou telle phase de leur cycle évolutif, apporte quelques renseignements.

Cependant, l’intérêt du trichogramme est limité dans les dysplasies pilaires, au contraire des états alopéciques acquis.

Toutefois, il est utile dans certaines anomalies malformatives où prédomine l’une ou l’autre phase du cycle pilaire.

Il peut être complété par la prise de macrophotographies aux stades de la repousse des cheveux : c’est le phototrichogramme.

2- Lumière polarisée :

La lumière blanche, polychromatique, est constituée de l’ensemble des vibrations vibrant dans tous les plans de l’espace.

L’interposition après la source lumineuse d’un polariseur fait que la lumière est polarisée dans un seul plan, c’est-à-dire que les vibrations se font dans un plan unique.

L’adjonction d’un analyseur permet de voir les rayons lumineux à condition que les plans du polariseur et de l’analyseur ne soient pas perpendiculaires.

En effet, si les plans de polarisation étaient perpendiculaires, le faisceau lumineux serait éteint.

Pour l’examen cristallographique, on utilise justement la position « croisée » du plan de l’analyseur et du polariseur.

L’interposition d’un système polycristallin, tel que le cheveu, entre le polariseur et l’analyseur, va apporter des propriétés optiques supplémentaires.

En effet, le système cristallin qu’est le cheveu, est un milieu anisotrope : il ne restitue pas la lumière polarisée telle qu’il l’a reçue.

Les vibrations lumineuses pénètrent dans le système cristallin du cheveu et y subissent une série de réflexions et de réfractions.

À la sortie de ce système cristallin, les vecteurs lumineux sortent disposés dans deux plans perpendiculaires entre eux qui définissent la biréfringence du cristal : ce sont les « directions privilégiées ».

Si, dans notre outil de travail où polariseur et analyseur sont « croisés », les plans des directions privilégiées se trouvent respectivement dans le plan de l’analyseur et du polariseur, aucun rayon lumineux ne peut émerger : il est nécessaire alors de faire tourner le cristal qu’est le cheveu, sur la platine, pour que celui-ci « s’allume », ses directions privilégiées n’étant pas dans le plan de l’analyseur et du polariseur.

La couleur du rayon lumineux perçu par l’observateur et se propageant dans le plan de l’une ou l’autre des directions privilégiées, est fonction de l’épaisseur et de la nature du cristal traversé.

Telle couleur sera vue en un site précis, si l’épaisseur traversée est un nombre entier de la longueur d’onde vue.

Ainsi, telle ou telle couleur sera perçue par l’observateur en tel ou tel site du cheveu, et le cheveu normal apparaît alors coloré dans son ensemble.

Souvent, cette coloration n’est pas uniforme et un aspect polychrome est noté.

Dans ce cas, cette polychromie est disposée de façon parfaitement symétrique autour de l’axe médian et longitudinal du cheveu.

Pour que l’examen en lumière polarisée rende des services, il faut examiner un grand nombre de segments de cheveu.

Ainsi, les cheveux doivent être coupés en plusieurs segments disposés entre les deux lames de verre.

Les altérations les plus minimes seront donc d’autant plus perçues qu’un plus grand nombre de cheveux ou de segments de cheveux sera examiné.

L’examen en lumière polarisée donne donc les indications à la fois sur l’épaisseur ponctuelle du cheveu et aussi sur sa constitution intime, microfibrillaire.

B - EXAMEN EN MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE À BALAYAGE :

Il apporte la troisième dimension et donne ainsi l’impression de relief.

La microscopie électronique à balayage (MEB) rend compte de la forme de la tige, de l’aspect de la cuticule et de la tranche de section.